Un bel ouvrage qui présente une centaine de bateaux du Patrimoine Maritime Breton. Chaque portrait est plus riche qu'une simple vue aussi juste soit-elle, en proportions et en détails. C'est un condensé de l'histoire et de l'usage du bateau. Les dessins aquarellés sont d'une précision époustouflante.

"Dieu a donné à la France l'empire des mers"  Richelieu fondait cette conviction sur un royaume ouvert sur trois mers : (Manche, Méditerranée et Mer du Nord), un océan l'Atlantique et des peuples aussi audacieux qu'expérimentés : Bretons, Normands, Basques ou Provençaux. Comment expliquer alors que notre pays, aussi richement pourvu d'atouts, n'ait saisi qu'en partie le destin maritime qui s'offrait à lui ? L'aventure du grand large a longtemps été en butte à la préférence continentale : Les Normands sillonnaient les côtes du Brésil quand les guerres d'Italie occupaient nos souverains. Louis XIV laissa passer sa chance de maîtriser les mers pour mieux se consacrer à sa gloire terrestre et Louis XV négligea un empire sur lequel le soleil ne se couchait jamais. Napoléon III relança certes une ambition maritime mais la perte de l'Alsace-Lorraine conduisit la France à se tourner de nouveau vers le continent. De Philippe Auguste à Charles de Gaulle, des tentatives d'implantation en Floride à la conquête de la Louisiane, du premier arsenal de Rouen à Port 2000 au Havre, de la bataille de l'Ecluse à celle de Guetaria, des Bretons sillonnant le Pacifique aux porte-conteneurs de la CMA-CGM, des premiers bâtiments à vapeur aux sous-marins nucléaires. Cet atlas déploie la grande épopée de la France des mers et de ses marins.

Au moment de la guerre d'indépendance américaine (1776-1783) trois membres de la famille De La Croix de Castries ont joué un rôle important dans le déroulement et dans l'issue du conflit. Un ministre de la Marine, un colonel de Régiment et un enseigne de Vaisseau, par de forts liens de parenté et animés d'un profond sens du devoir pour leur roi Louis XVI ont secouru une république naissante et combattu les armées anglaises avec succès. Les Etats Unis d'Amérique ont pu démarrer leur histoire.

L'auteur nous fait revivre à travers ses " SOUVENIRS MARITIMES ", de 1773 à 1784, beaucoup de péripéties : on peut voir ainsi, entre autres, les Américains aidés par les Français, lutter pour leur indépendance, et la marine royale, qui prospecte sur les côtes d'Afrique et aux Antilles, affronter les pirates. Ces Mémoires relatés dans un style clair et précis, nous décrivent une société à la fin de l'Ancien Régime et nous entraînent dans des aventures passionnantes

Tous les étés, Roger Taylor part sur Mingming, un simple voilier de six mètres au gréement de jonque, pour une croisière de deux mois préparée durant les mois d'hiver. Naviguer de Plymouth jusqu'à l'ouest du Groenland, dans le détroit de Davis où au nord de l'Ecosse jusqu'à la latitude 80°N, au delà du Spitzberg, en affrontant des mers tempétueuses et le risque des glaces, constituait un énorme défi. L'avoir réalisé avec cent jours de vivres et d'eau, est une démonstration magistrale de navigation minimaliste.

Si l'Hermione est bien le navire qui annonce aux "Patriots" des Etats-Unis d'Amérique, en lutte contre l'Angleterre, l'arrivée de la flotte française et des troupes commandées par Rochambeau, elle est également le symbole de la renaissance de la marine de guerre française. Après avoir triomphalement débarqué le marquis de la Fayette à Boston,  la frégate est le premier navire français à recevoir à son bord le Congrès des Etats-Unis. Elle s'illustre pendant près de 18 mois, au service de la cause américaine, avant de partir dans l'Océan Indien au service de Suffren. Son commandant Latouche-Tréville, seul devant New-York et sous les ordres de La Pérouse devant Louisbourg, montre son talent qui l'amènera a être l'un des meilleurs amiraux de Napoléon 1er. Avant de s'embarquer sur l'Hermione, Gilbert de La Fayette a financé en 1777 son propre navire, La Victoire, avec l'aide des services secrets de Louis XVI.  La vente de sa cargaison d'armes finance sa glorieuse campagne de 1777 à 1778. Cela lui vaut d'être nommé général américain, et de devenir l'ami intime de Washington et des grands généraux insurgents. La traversée de l'Atlantique de La Fayette sur l'Hermione, en 1780, symbolise quatre années de soutien indéfectible de la France à la cause américaine.

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