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Les auteurs invités à notre salon 2014

et leurs ouvrages

Merci à tous d'être venus au bout du monde présenter leurs ouvrages et d'avoir fait rêver nos 2000 visiteurs.


Photo Noëlle Cousinié, Ouest-France.



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Jean-Yves BARZIC : "Le bout du monde où tout est possible".
Ed. La Découvrance 2013. Broché, 376 pages, format 21 x 14,8. Grand Prix littéraire de la mer et des îles 2014.


   Né en 1948 à Concarneau , Jean- Yves Barzic est journaliste de presse écrite. Il a travaillé dans une dizaine de publications ( hebdomadaires, bi-hebdomadaires, mensuels, quotidiens) à différents postes, et dans plusieurs régions de France. Il a fait paraître en 1995 "L'Hermine et le Soleil, les Bretons au temps de Louis XIV", ouvrage auquel fut décerné le Prix Camille Le Mercier d'Erm, attribué par l'Association des Ecrivains bretons. Il est également l'auteur de "Semois, tabac des Brumes", paru en 2004 en Belgique. Il vient de publier, en novembre 2013 "Le Bout du Monde où tout est possible". Cet ouvrage a reçu le 25 mars dernier, au siège de l'Organisation Internationale de la Francophonie, à Paris, le Grand Prix littéraire de la mer et des îles, décerné par l'Association des Ecrivains de langue française.
   Dans ce roman historique, Jean- Yves Barzic nous restitue le voyage, à la charnière des XVIIe et du XVIIIe siècle, du Malouin Jacques Gouin de Beauchesne à la Terre de Feu et sur les côtes des Indes espagnoles. Tiré de la relation illustrée de l'ingénieur hydrographe Jacques Duplessis, relation conservée aux Archives de la Marine à Vincennes, ce récit nous embarque à bord du Phélyppeaux et du Maurepas, les deux frégates de cette expédition longtemps tenue secrète et qui précéda de plus d'un demi-siècle le périple de Bougainville. Au cours des trois ans que dura cette navigation, toutes sortes de péripéties émaillèrent la vie du bord : mutinerie, querelles, scènes d'ivrognerie, bombardement, incendie, punitions, maladies etc... L'auteur nous révèle le rôle inquiétant des flibustiers embarqués à bord, et nous fait partager le quotidien des Indiens du détroit de Magellan, avec lesquels les équipages nouèrent des liens d'une véritable amitié. Ces mêmes Indiens dont les descendants seront impitoyablement décimés au XIXe siècle par des aventuriers occidentaux.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.




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Jean-Sébastien BLANCK : "Heureux qui comme Ulysse, ou le premier voyage". Alzabane Editions 2010. Cartonné, 120 pages, format 16,5 x 15. Illustrations de Jiména Tello.
                                      "Tournelune". Alzabane Editions 2013. Cartonné, 64 pages, format 16,5 x 15. Illustrations de Sebastian Giacobino.

Ancien journaliste, Jean-Sébastien Blanck a publié de nombreux romans et nouvelles pour la jeunesse. Il a créé en 2007 sa propre maison d'éditions, Alzabane, afin de diffuser ses œuvres.

"Tournelune" est destiné aux plus jeunes. C'est un conte à lire aux enfants à partir de 4 ans. Paru en octobre 2013, ce petit livre est l'histoire d'une fleur de tournesol qui, un beau matin, s'aperçoit que le Soleil vers lequel elle se tourne chaque jour ne s'est pas levé : fatigué, il dort ! La fleur se toune alors vers la Lune et devient Tournelune, une espèce nouvelle que vont rechercher les botanistes.
A noter que la couleur des pages indique si l'histoire se passe pendant la journée ou pendant la nuit. Un bon repère pour les bambins.


"Heureux qui comme Ulysse" est un roman initiatique qui s'adresse plutôt aux élèves avant l'entrée en sixième.V
ivant il y a trois mille ans, Ulysse le narrateur est un chat. Il saute dans un navire grec de marins pêcheurs pour découvrir le monde. Pendant cinq ans il va connaître avec l'équipage de fabuleuses aventures parmi les mythes et les légendes du monde grec ancien. Il va surtout faire comprendre aux jeunes lecteurs que la vie est un perpétuel apprentissage. Apprentissage des mœurs et des coutumes d'autrui, apprentissage aussi de soi-même afin de maîtriser sa propre peur ainsi que ses sentiments.
L'ouvrage est abondamment illustré, les superbes images donnent envie de lire le texte qui s'y rapporte.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.







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Denis-Michel BOËLL: "Mathurin Méheut, la mer et les marins".
Ed. Ouest-France 2013, relié, 168 pages, format 24x31.

C'est à l'occasion de l'exposition organisée en 2013 par le Musée national de la Marine sur l'œuvre de l'artiste Mathurin Méheut ( 1882-1958 ), que l'auteur, Conservateur général du Patrimoine, a publié ce superbe ouvrage.
Après les deux magnifiques livres que Michel Glémarec a présentés à notre salon en 2010 puis en 2013, on croyait tout savoir sur Mathurin Méheut et la fidélité de ses œuvres à la faune et à la flore marines. Denis-Michel Boëll nous fait découvrir un artiste aux talents d'une étonnante diversité : dessinateur, peintre, décorateur, graveur, sculpteur, céramiste, Mathurin Méheut a même produit un projet de tapisserie pour les Gobelins. Et si les sujets marins constituent bien sa préférence, c'est tout le domaine maritime, des bateaux, des marins-pêcheurs et des activités navales qui est abordé dans les innombrables œuvres de cet artiste génial.
Un beau livre, très abondamment illustré, qu'on aura plaisir à extraire le plus souvent possible de sa bibliothèque.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.






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Jean-Pierre BOULIC: "Sous le regard des nuages", recueil de poèmes, avant-dire de Jean-Yves Quellec, traduction bretonne de Job an Irien, illustration photographique de l’auteur. ( en cours de publication ).
C.D. Cantate : "Kan Glaz ar Sklêrijenn" (Le Chant bleu de la lumière).

"Sous le regard des nuages" est le vingt-deuxième recueil de Jean-Pierre Boulic. Son œuvre est désormais largement reconnue. Le Grand Prix de poésie Louis Montalte de la Société des Gens de lettres lui a été attribué en 2010 pour l’ensemble de son œuvre, le prix Yves Cosson de poésie en 2014..

Les paysages du ponant, des rivages et chemins côtiers du Conquet aux vastes parages de Molène et Ouessant, que peuvent-ils dire à l’homme quêtant une vérité dans son attention à la vie entière et à la beauté ? N’éveillent-ils pas un étonnement face aux questions éternelles ? Dans son avant-dire, Jean-Yves Quellec observe que " Sous le regard des nuages, Jean-Pierre Boulic se tient en terre […] tel un vivant attentif, humble, étonné, scrutant inlassablement les mêmes paysages en bordure de mer, cette mer toujours recommencée qui ondule dans les âmes ou les inquiète par ses vagues, laissant venir à lui, tel qu’il se donne, le mystère du monde, pétri d’évidences et alourdi d’obscurités…Tout ceci s’inscrit dans la chair des mots qu’il a élus et qui le mènent dans le poème […] ouvert à plusieurs infinis ".

La cantate "Kan glaz ar Sklêrijenn" a été commandée au compositeur René Abjean par le Chœur d’hommes de Bretagne – Mouezh Paotred Breizh pour l’événement de son vingtième anniversaire. Le texte de l’œuvre est constitué des poèmes du recueil "Le Chant bleu de la lumière" publié en 2009. La création de la cantate sera donnée lors d’un concert à la cathédrale de St-Pol-de-Léon, le 11 mai 2014. D’ores et déjà, Mouezh Paotred Breizh a obtenu le prix de la création "Kan al loar".

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.




CD audio

Pascal BRESSON


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Pascal BRESSON et Curd RIDEL: BD "Ushuaïa, les aventures de Nicolas Hulot"
tome 1 : "Le trésor des Moaï".
2010.
tome 2 : "La peur blanche".
2011.
tome 3 : "L'héritier des pharaons"
. 2012.
Ed. Glénat. Albums brochés, couverture cartonnée, 48 pages, format 29,3 x 21,7.


   Le dessinateur-scénariste Pascal Bresson fut l'un des premiers auteurs invités à notre salon pour son livre sur Guillaume Seznec et pour sa série d'albums pour enfants dont l'héroïne est la petite pieuvre Poulpia. Depuis 2010, il se consacre essentiellement à l'écriture de scénarios d'albums de BD.
   Ami de Nicolas Hulot, il lui a proposé une série ayant pour thème des aventures de son équipe de tournage à partir de faits réels autour desquels se développe une fiction. Des aventures écologiques en quelque sorte, que Curd Ridel est chargé de dessiner. "Le trésor des Moaï" se déroule dans la mystérieuse île de Pâques. "La peur blanche" dans le Grand nord pour défendre l'ours blanc. "L'héritier des pharaons" en remontant le Nil à la recherche des tombes des pharaons noirs.
   Pascal Bresson prépare d'autres albums qui seront publiés au printemps : l'un, "Plus fort que la haine", chez Glénat, a pour dessinateur René Follet, un maître de l'école belge. L'action se déroule à la Nouvelle-Orléans où des Noirs sont terrorisés par le Ku-Klux-Klan. L'autre sera une nouvelle série de trois albums chez Soleil Celtic. Ce sera "Entre terre et mer", une série issue du roman et des émissions d'Hervé Baslé. Nous en reparlerons bientôt.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.









Louis CARADEC : "Mémoire en Images - Le Conquet".
Ed. Sutton 2014. Broché, 144 pages. format 23,6 x 16,5.
"Mémoire en Images - Pays d'Iroise". Ed. Sutton 2013. Broché, 144 pages. format 23,6 x 16,5.
"Mémoire en Images - Plougonvelin". Ed. Sutton 2012. Broché, 144 pages. format 23,6 x 16,5.

   Louis Caradec a consacré 25 ans au service de ses concitoyens. Maire de Plougonvelin, conseiller général, président des maires du Finistère, président-fondateur de la Communauté de communes du Pays d'Iroise, il a d'abord publié en 2006 "Fortunes de maire", un ouvrage dans lequel il décrivait les multiples difficultés liées à ses fonctions d'élu.
    Passionné d'histoire locale, connaissant tout le monde, il a voulu faire renaître, au travers de divers ouvrages, les années du siècle passé dans les communes qu'il connaît bien. Et notre civilisation actuelle étant celle de l'image, c'est d'abord au moyen de cartes postales anciennes et de photos d'archives familiales qu'il s'est fixé cet objectif.
     Un tel travail requiert donc auparavant un long et difficile collectage iconographique, tant auprès des bouquinistes et des cartophiles qu'au sein même des familles. Des métiers, des paysages, des bateaux et des véhicules de toutes sortes, des fêtes et des coutumes, des mariages, des groupes scolaires ou sportifs, mais aussi des figures locales bien connues qui ont laissé un souvenir marquant dans toute la région. Et autour de ces images, une multitude d'anecdotes qui ressurgissent du passé pour le faire renaître. On en revit certaines, on en apprend d'autres. Sait-on par exemple que c'est grâce à la découverte, en 1969, d'une fosse marine riche en crabes dormeurs à proximité d'Ouessant que la pêche aux crustacés a pu connaître au Conquet un nouvel essor?
    Grâce à ce travail de fourmi, trois ouvrages ont ainsi vu le jour, le plus récent, en 2014, concerne spécialement la commune du Conquet.
    Ce sont non seulement des témoignages émouvants d'un passé local pas si lointain, mais encore de véritables albums de famille à conserver précieusement par toutes les générations.




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Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.








Les auteurs invités en 2013 : Yvon Carlo

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Yvon CARLO : "Peindre la mer et les océans à l'aquarelle".
Ed. Edilarge Ouest-France 2013. Couverture cartonnée à rabats, 120 pages, format 23,5 x 22.


   Yvon Carlo est un habitué de notre salon. Nous l'avons déjà invité à trois reprises car outre ses talents d'aquarelliste, c'est un excellent pédagogue. Il adore le contact avec le public et n'hésite pas à dévoiler ses petits secrets techniques. Il a déjà publié plusieurs albums : "La Bretagne à l'aquarelle", "Les ports de Bretagne à l'aquarelle", "Des îles aux vignobles, les Charentes à l'aquarelle", "Peindre les bords de mer à l'aquarelle", "Peindre campagnes et villages à l'aquarelle", tous superbement illustrés, où le lecteur est invité, pas à pas, à maîtriser les techniques de son art.
   Retraité de la Marine nationale, il a passé plus de trente ans sur les océans. C'est là qu'il a appris à les observer. "Comprendre la forme des vagues, c'est la base du métier" dit-il en introduction. Mais ce peintre autodidacte avoue aussi avoir appris les techniques de ses prédécesseurs en aquarelle marine.
   Son ouvrage est divisé en six parties : après une courte introduction où il énumère le matériel nécéssaire et les techniques fondamentales de son art, Yvon Carlo entraîne le lecteur à la découverte des moyens de peindre pas à pas la faune marine, les navires et embarcations, les océans du monde avec leur lumière particulière, la mer "loisir" et enfin les différents états dans lesquels elle apparaît. Les sujets sont ainsi très divers : dauphins ou manchots, vedettes de sauvetage ou pétroliers, poissons tropicaux ou mouettes, vieux gréements, abris de plage ou régates, pêcheurs à pied sur l'estran sans oublier les multiples sites côtiers vus de la mer. La palette de l'aquarelliste est au service de tous les paysages et de tous les choix de l'œil du peintre.
    Un petit livre très précieux pour tous ceux, quel que soit leur âge, qui veulent s'initier ou se perfectionner dans l'aquarelle au bon goût salé et iodé.


Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.










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Anne-Marie CASTELAIN : "La Dentellière de la brume". Ed. De Borée 2011, broché, 322 pages, format 21 x 13,5.
"La Promesse". Ed. De Borée 2013, série "Terre de poche. Broché, 276 pages, format 17,8 x 11.


  Anne-Marie Castelain a mené une carrière professionnelle en se réservant du temps pour l'écriture de romans et pour la peinture. Son premier ouvrage "Un été bigouden" a reçu le prix Bretagne en 1999. Depuis, elle a écrit "Le Loup du marais" en 2004, "Le Passant de l'été" en 2008, "Les Amours de Louise" et "La Dentellière de la brume" en 2011" , "Les Raisins du pardon" en 2012 et enfin "La Promesse" en 2013.

   "La Dentellière de la brume" est un roman dont le début se déroule au cours des années 1900, dans un petit port du pays bigouden. Pendant que les hommes pêchent, les femmes sont ouvrières à la conserverie de sardines ou ravaudent les filets. Angélique veut échapper à ce destin. Au décès de sa mère, la comtesse de Kéradec reconnaît ses talents et la fait travailler dans son atelier de dentelles. Cela la conduira à Paris, ce sera l'accomplissement d'un rêve....

     "La Promesse" est d'un genre différent. L'auteure y retrace un peu les premières années de sa propre vie pendant la Seconde guerre mondiale. Elle se retrouve dans son héroïne, Marie, qui grandit au sein d'une famille unie. Mais cette vie sereine va brutalement être bouleversée avec la mobilisation et le départ du père. Puis c'est l'Occupation et tous ses tracas quotidiens, la peur, les alertes. La promesse est celle qu'avait faite le père de revenir. Il est bien revenu, mais il mène une double vie et ne voit sa fille qu'à de rares moments. Grandir dans l'attente d'un improbable retour marque durablement une jeune enfant.

Anne-Marie Castelain place ses personnages dans un contexte historique précis en tenant compte de multiples détails de l'époque. Elle sait aussi faire passer ses émotions et ses romans se lisent avidement.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.






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Roger COUPANNEC : "Le crabe vert vous salue bien".
Ed. D'Orbestier 2011. Broché, 148 pages, format 23 x 14,4.
                                   

Si vous connaissez un peu la Bretagne traditionnelle, vous ne pouvez pas ignorer la presqu'île guérandaise, La Baule, Le Pouliguen, Le Croisic, la cité de Guérande et ses marais salants. C'est le terrain de chasse préféré de Jo Morel, un journaliste dont la curiosité le mêle à de dangereuses enquêtes policières.
Roger Coupannec en a donc fait le héros récurrent de ses ouvrages. Professeur de lettres classiques à la retraite, l'auteur a successivement publié "Pot pourri à la fleur de sel" , "Papillons de mort sur la Côte d'Amour" , "Le crabe vert vous salue bien" et "Les loups de Beg-er-lann".
Ce spécialiste en littérature s'exprime avec clarté dans un style irréprochable. La trame de ses ouvrages est minutieusement échafaudée et le dénouement réserve toujours quelques surprises au lecteur. On a affaire à de bons romans policiers, mettant en scène des personnages bien campés et se déroulant dans un environnement que l'on se plaît à reconnaître.


Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.












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Cyrille P. COUTANSAIS : "Atlas des empires maritimes"
. CNRS Editions 2013. Couverture cartonnée, 290 pages, format 18,4.x 24,4.

  Cyrille Poirier-Coutansais est un membre éminent de ce que l'on pourrait nommer l'école de géopolitique française, dont la branche maritime fut initiée par Hervé Coutau-Bégarie. Conseiller juridique à l'état-major de la Marine, Cyrille P-Coutansais a publié en 2012  "Géopolitique des Océans; L'Eldorado maritime".
   Dans ce nouvel ouvrage, "Atlas des empires maritimes", le rôle des thalassocraties au fil de l'histoire est examiné avec soin. Il souligne d'abord l'importance des échanges maritimes entre les cités antiques, principalement de la Méditerranée. Le transport de marchandises pesantes était moins pénible par mer que par voie de terre en un temps qui ignorait les routes.
   Les thalassocraties crétoise et phénicienne, la puissance navale de l'Egypte, d'Athènes, de Rome et plus loin de la Scandinavie sont ensuite examinées.
  Au XIVe siècle, les républiques d'Italie établissent des liaisons maritimes directes, tant avec les Flandres qu'avec la Route de la soie en mer Noire.
 Les puissances ibériques, Catalogne puis Portugal et Castille, développent un commerce maritime qui rend possible un développement industriel d'une part, et de marché d'autre part, concernant en particulier les dérivés de la laine et les produits ferreux. Ceci affecte la France, les Pays-Bas et surtout l'Angleterre.
  Les conséquences des affrontements qui en résultent poussent, au siècle des Lumières, à une recherche rationnelle de la raison des choses, laquelle débouche sur l'explosion des sciences et de leurs applications au cours du XIXe siècle, avant de s'accélérer dans les conflits mondiaux du XXe siècle.
 La lecture stratégique de l'histoire conduit l'auteur à ouvrir des perspectives dérangeantes concernant l'avenir et à examiner les conséquences prévisibles du développement de la puissance navale de la Chine et de l'Inde.
  Un joli choix d'illustrations, et surtout un ouvrage d'excellente qualité qui éclaire d'un jour nouveau l'histoire mondiale.


Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.





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Geneviève EMON-NAUDIN, Alain BOULAIRE et Patrick BOUREILLE : "L'arsenal de Brest, 4 siècles d'industrie navale".
Ed. Palantines 2013. Couverture rigide sous jaquette, 240 pages, format  27,8 x 22,4.

  Ce bel ouvrage, préfacé par Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, est d'abord l'aboutissement d'une collaboration précieuse : sur une idée de Bernard Jacquet, commandant de la Base Navale de Brest, trois spécialistes se sont penchés sur l'histoire humaine de cette énorme ville dans la ville que constitue l'Arsenal de Brest. Alain Boulaire et Patrick Boureille sont des historiens de la Défense Nationale. Geneviève Emon-Naudin est chef de cabinet du Commandant de la base de l'Ile Longue. Ils ont conçu ce livre avec l'aide de la Région ainsi que de BMO, la Communauté de communes de Brest.
  L'Arsenal brestois remonte à 1631. Créée par Richelieu, équipée par Louis XIV, cette énorme base de la Royale n'a cessé de se développer et de s'étendre autour de la Penfeld, puis de la rade. Au fil des siècles, les auteurs nous montrent les différentes étapes qui ont marqué la construction et la réparation des grands voiliers de guerre en bois auxquels ont succédé les navires à vapeur puis les modernes cuirassés, frégates, porte-avions, sous-marins et bâtiments de projection dernier cri. La Marine a même dû gérer un bagne, et surtout faire renaître les activités de l'Arsenal de sa complète destruction après la guerre. C'est une infinité d'ouvriers aux métiers différents qu'il a fallu employer en l'espace de quatre cents ans, avec de multiples difficultés liées non seulement à leur travail, mais aussi à leurs conditions de vie. Les auteurs n'éludent pas les inévitables luttes sociales que celles-ci ont engendrées.
  Brillamment illustré, l'ouvrage retrace ainsi toute une histoire, "celle d'une puissance maritime qui n'a jamais renoncé à l'être" affirme Jean-Yves Le Drian. Il déploie pour le lecteur le panorama complet d'une activité majeure non seulement pour les milliers de personnes qui ont été employées 
ou qui travaillent aujourd'hui à l'Arsenal, mais aussi pour notre pays tout entier. L'Arsenal de Brest, disait Michelet, est "la force de la France entassée au bout de la France". Lire aussi notre coup de cœur.

Samedi 26 avril 2014.




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François GARDE: "Ce qu'il advint du sauvage blanc".
Ed. Gallimard 2012. Broché, 336 pages, format 20,4 x 14,2. Prix Goncourt du 1er roman.
"Pour trois couronnes". Ed. Gallimard 2013. Broché, 304 pages, format 20,4 x 14,2

Deux grands romans d'aventures, coup sur coup, ont révélé récemment ce grand écrivain. François Garde, condisciple de Pierre Moscovici à l'ENA, est un haut fonctionnaire que ses nominations successives ont amené à parcourir la planète, à découvrir des gens et des traditions et à confronter des connaissances pragmatiques à sa formation de juriste. Habitué à analyser rapidement les événements et à écrire de nombreux rapports, il excelle dans une écriture à la fois concise, belle et alerte. Ses romans captivent immédiatement le lecteur.
  "Ce qu'il advint du sauvage blanc" a obtenu non seulement
le prix Goncourt du premier roman, mais aussi le prix Edmée de la Rochefoucauld,  le prix de la ville de Limoges, le prix Emmanuel Roblès, le prix littéraire des grands espaces Maurice Dousset, le prix Amerigo-Vespucci et le prix Hortense Dufour. Sept prix littéraires en une seule année pour un petit chef-d'œuvre de littérature, l'histoire passionnante d'un matelot qui, vers 1830, a vécu 18 ans dans une tribu indigène d'Australie avant d'être recueilli par un navire anglais. Une confrontation majeure de deux civilisations que tout oppose dans le même individu.
  "Pour trois couronnes" est un ouvrage radicalement différent, mais aussi admirablement écrit et éblouissant d'imagination. De Manhattan à la France puis à Bourg Tapage (ancienne colonie française), sur trois continents, le "curateur aux documents privés" Zafar fouille dans les vies, l'histoire, et sa propre vérité... Une phrase de l'ouvrage résume tout le livre :
"Une vie ce n'est pas seulement la somme des choix que l'on a faits. Elle est cette somme, multipliée par le regard des autres et divisée par le coefficient imprescriptible du hasard".








Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014. 




Hubert de Gevigney et Alain Connan




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Hubert DE GEVIGNEY: "Sur le coffre de l'homme mort".
Ed. L'Elocoquent 2012.
"Bras de fer à Moruroa". Ed. L'Elocoquent 2013.
broché, 144 pages.

L'amiral Hubert de Gevigney a déjà été invité l'an dernier à notre salon. Il collabore en effet  aux éditions L'Elocoquent, une maison d'édition a but non lucratif qui publie de nombreuses histoires maritimes. Il a commandé le bâtiment de soutien aux opérations de démantèlement du site nucléaire de Moruroa.

"Sur le coffre de l'homme mort" présente 14 histoires de trésors co-signées de différents auteurs comme Erick Surcouf, le parrain de notre salon et descendant du célèbre corsaire, Yves Marre, fondateur d'une ONG au Bangladesh et Alain Conan ( avec un seul n ) de l'association "Salomon" qui recherche toujours des traces de l'expédition Lapérouse à Vanikoro.

Présenté par Hubert de Gevigney, "Bras de fer à Moruroa" a été écrit par deux adversaires d'hier. Alain Connan est l'ancien commandant du Rainbow Warrior II, le célèbre navire de Greenpeace qui s'est opposé aux essais nucléaires français à Moruroa. Le parcours atypique de ce marin, toujours généreux et soucieux de l'intérêt collectif, est résumé sur la page de notre salon 2013. Il a publié de nombreux écrits, en particulier avec l'amiral Hubert de Gevigney aux éditions de l'Elocoquent. C'est à Alain Connan que l'on doit la refondation de Greenpeace France et la transformation du Rainbow Warrior II en navire-hôpital pour le Bangladesh.
Le vice-amiral d'escadre Olivier Lajous commandait en novembre et décembre 1990 l'aviso de la Marine Nationale "Lieutenant de vaisseau Lavallée". Il avait pour mission de sécuriser les essais nucléaires prévus sur une barge ancrée à proximité de l'atoll de Moruroa. Aucun navire ne devait s'en approcher. Le livre raconte l'affrontement inévitable entre les deux hommes qui a fait mondialement la une de tous les journaux à l'époque. Olivier Lajous fut depuis Président de la SNSM.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.









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Géraldine HARY : "Sur toutes les mers"
. Ed. du P'tit Baluchon 2013.

  Géraldine Hary est artiste-peintre mais aussi auteure et illustratrice jeunesse. En 2012, elle crée sa maison d'édition : " Le Ptit Baluchon " et publie le livre : "Encré dans mon cœur". Son dernier conte : "Sur toutes les mers" paraît en 2013.
  Bidouric est un petit mousse qui navigue à bord d'une coquille de noix. Il est téméraire et un jour une tempête brise son embarcation et le fait échouer sur une île. Il rencontre une jolie fée Aelia ... Bidouric devra choisir...
  "Sur toutes les mers" est un conte joliment illustré, dans un style qui plaira aux plus petits.







Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.










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Gérard-Henri HERVÉ : "Pagaille en Cornouaille, Brézellec- Bénodet".
Ed. Astoure 2011. Collection Breizh noir. Broché, 288 pages, format 18 x 11.
"Meurtres sans bruit dans Landerneau". Ed. Astoure 2012. idem, 240 pages.
"La malédiction de Crozon, de Camaret à Morgat". Ed. Astoure 2013. idem, 240 pages.
"Infortune sous la lune, Landerneau". Ed. Astoure 2013. idem, 240 pages.

Ancien professeur de mathématiques, Gérard-Henri Hervé a suivi un cursus de droit à l'Université de Brest. Son goût pour les affaires pénales et les énigmes policières l'a amené à écrire des romans.
Dans chaque titre paru, Clet Kermeur et son amie Alison Wealow, venue de Liverpool, mènent leur enquête en marge des services de police et de gendarmerie.

"Pagaille en Cornouaille" met aux prises les héros avec un gang parisien arrivé sur la côte pour en découdre.

"Meurtres sans bruit dans Landerneau" les voit affronter une série de mystérieux décès dans une maison de retraite de la ville.

"La malédiction de Crozon" commence par un meurtre dans les tribunes lors d'un match de foot du Stade brestois. Il entraînera les enquêteurs de Camaret jusqu'au pont de Térénez.

"Infortune sous la lune" fait revenir le lecteur à Landerneau1. La ville, jumelée avec une cité espagnole, organise une corrida sans mise à mort du taureau. Mais il y en aura d'autres, bien plus dramatiques...

Les intrigues sont élaborées avec rigueur. Les textes sont clairs. L'auteur nous transporte dans des lieux du Finistère qu'il nous décrit avec beaucoup de précision.


1- Landerneau est dite "cité de la lune" car autrefois un grand disque métallique était fixé au sommet de l'un de ses clochers.


Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.












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Serge KERGOAT:
"Drôles de Gouics",
2013, broché, 102  pages, format 24 x 17,8
"Plumes d'encre", 2011, broché, 48 pages, format 21 x 21
 Série "20 oiseaux de ...", 2010, 7 titres, brochés, 24 pages, format 17 x 17.
Tous aux éditions Serge Kergoat.

   Serge Kergoat est tout à la fois photographe animalier, ornithologue passionné, graphiste et dessinateur talentueux. Et plutôt que de collectionner photos et dessins d'oiseaux dans des tiroirs, quoi de plus naturel, lorsque l'on réunit toutes ces qualités, d'en faire des livres ? Du coup ce Breton amoureux des rivages marins a créé sa propre maison d'édition à Camaret.
     Mais plus que de simples inventaires ornithologiques, ses ouvrages se veulent aussi pédagogiques. Serge Kergoat adore les oiseaux et veut faire partager sa passion. Il désire sensibiliser le public aux beautés du petit monde volatile et surtout faire en sorte qu'il l'aime et le protège.
    "Drôles de Gouics" tire son nom d'une onomatopée, comme "piafs" pour désigner les oiseaux. C'est un recueil original qui présente 15 espèces à l'aide de photos en couleurs ou de dessins face à des textes plaisants, émaillés d'argot ou de langage populaire, qui les rend le plus éloignés possible des descriptions froides et neutres des classiques guides ornithologiques. "Je vais te causer des piafs d'une autre façon... je crois qu'il va falloir qu'on se bouge !", commence par dire l'auteur à son lecteur. Petit clin d'œil amusant, il a livré la préface à son ami  le poète Gérard Le Gouic. ( voir ci-dessous).
    "Plumes d'encre" est dans la même veine : des dessins à la plume, c'est le mot, font face à des textes où l'humour côtoie la poésie.
      Les petits fascicules de la série "20 oiseaux" ( "20 oiseaux de la plage", "20 oiseaux des villes", "...du jardin", ...du marais", "Portraits d'oiseaux", etc... sont autant d'aide-mémoires à placer dans la veste ou le vide-poche de la voiture des amateurs d'oiseaux. Sous une photo de chaque espèce, un texte court en donne les caractéristiques et les habitudes. Ce sont de précieux documents, bien plus faciles à emporter qu'un gros guide naturaliste. A noter que certains titres sont édités en breton: "Labous al liorz" pour les oiseaux des jardins et "Poltred ar laboused" pour "Portraits d'oiseaux".
   En résumé, Serge Kergoat a trouvé le filon pour se rendre utile au public en vivant ses différentes passions. Ses publications contribuent pleinement à la protection des espèces.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.
   





Alain LAMOUR  et Céline LAMOUR-CROCHET :
"Catastrophes, accidents et faits-divers en Bretagne ( 1880 à 1950 )".

 
Ed. Coop Breizh 2013. Couverture cartonnée pelliculée, 144 pages, format 25,8 x 19,3.

Quand deux cartophiles, le père et la fille (voir ci-dessous ), spécialisés dans la thématique des catastrophes maritimes poussent leurs recherches au-delà de la simple collection de cartes postales, ils deviensent vite des fouineurs d'archives. Tout y passe : archives de la Marine, qu'elle soit nationale ou marchande, mais aussi archives des journaux et revues d'époque, brocantes, foires, échanges entre collectionneurs, chaque accident maritime découvert sur une nouvelle carte postale devenant d'emblée un objet de recherches privilégié.
   Et après ? Comment pourrait-on garder pour soi toute cette accumulation d'images et de documents ? Il faut, bien sûr, en faire un livre afin de décider le public à partager toutes ces connaissances et lui transmettre sa passion !
  L'ouvrage présente une quantité de naufrages, incendies, explosions qui se sont produits en Bretagne à bord de navires à voile ou à vapeur, en l'espace de 70 ans. L'iconographie est superbe : aux cartes postales déjà difficiles à trouver sont ajoutées des images très suggestives, en couleurs, qui ont eu leur heure de gloire à la une du "Petit Journal", du "Petit Parisien illustré" ou du "Pèlerin". Des textes clairs expliquent les circonstances de ces catastrophes. Le livre s'achève sur quelques actions spectaculaires de sauveteurs bretons, parmi lesquelles il faut citer le célèbre sauvetage des 14 marins anglais du Vesper par Rose Héré qui, malgré la tempête, ramassait des coquillages à Ouessant un jour de 1903.



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Céline LAMOUR et Olivier DAUMAS : "Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ?". Ed. Bilboquet 2012. 32 pages, broché, format 21,6 x 21,6.

   
"Que font les pirates quand ils ne pillent pas les trésors ?" est un livre qui s'inscrit dans une série destinée aux enfants de 8 à 11 ans. Céline Lamour a déjà publié plusieurs ouvrages dans cette collection : sur les loups, le Père Noël, les princesses ... L'originalité de cette série consiste à aborder des thèmes qui passionnent éternellement les enfants, mais sur un mode à la fois humoristique et intructif. Le livre sur les pirates, qui embarque le jeune lecteur sur toutes les mers du monde, est un séduisant cours d'histoire-géo qu'enchantent les superbes illustrations d'Olivier Daumas.

Dimanche 27 avril 2014.














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Gérard LE GOUIC : "La belle lumière", Ed. Telen Arvor 2006, broché, 92 pages, format 20,5 x 14,2.
    "Une heure chaque jour"
Ed. Ecrits des Forges 2012,156 pages, format 17,8 x 12,8.
   "Célébration des larmes", Ed. Telen Arvor 2010, broché, 100 pages, format 18 x 12.


" Qu'en advientra-t-il demain
si nous n'alimentons plus nos rêves,
si nous n'habitons plus la poésie ? "

Gérard Le Gouic est un Breton pur souche. Après avoir vécu à Paris puis bourlingué en Afrique, il est revenu à Quimper où il a fondé sa propre maison d'édition, "Telen Arvor" ( La Harpe d'Armorique ).
Depuis 1958, il écrit beaucoup : des nouvelles, des romans et même une pièce de théâtre "Je ne suis pas un monstre".
Mais il a surtout produit une trentaine de recueils poétiques et c'est pour sa poésie qu'il est avant tout connu internationalement. Une poésie, faite de strophes courtes, au vocabulaire finement ciselé, qui surprend tant par sa sobriété que son étonnante justesse. Elle a été maintes fois récompensée : le prix Bretagne, le prix de la Société des Gens de Lettres, le Grand prix international du Mont-Saint-Michel, le prix Antonin Artaud lui ont été, entre autres, décernés.
On a donc là affaire à un maître. Un de ces auteurs qui savent choisir les mots pour toucher au cœur le lecteur en quelques phrases et transmettre des émotions.


Les enfants :
" Ils assisteront à la levée
des hommes du siècle suivant
qui piétinent dans notre chair
comme dans les salles décolorées
d'un musée de l'éphémère".

A cause de son nom ( "gouic" est aussi une onomatopée pour désigner un oiseau ) Gérard Le Gouic a préfacé l'ouvrage de son ami Serge Kergoat " Drôles de Gouics" ( Voir ci-dessus Serge Kergoat ).



Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.









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Guy LE MOING : "Petite histoire du mal de mer et de ses traitements"
.
Marines Editions 2013, Broché, 192 pages, format 23 x 15,3.
"Et l'océan fut leur tombe, naufrages et catastrophes maritimes".
Marines Editions 2005. Broché, 336 pages, format 23 x 15,3.




   L'auteur, Nantais d'origine, fut successivement marin dans la "Marchande" et dans la "Royale", puis ingénieur. Il a écrit de nombreux ouvrages d'histoire maritime dont "Les 600 plus grandes batailles navales de l'histoire" et "La guerre franco-anglaise de 1512-1514". Invité à notre salon en 2012, il y a présenté un très intéressant recueil intitulé "Les Blancs Sablons, Le Conquet, 25 avril 1513" relatant une bataille navale au cours de laquelle mourut l'amiral anglais Howard, l'ennemi juré d'Hervé de Portzmoguer.

   "Petite histoire du mal de mer et de ses traitements" comble une lacune dans la littérature maritime. Alors que, de tous temps, cette affection a lourdement handicapé marins novices ou même endurcis - tels Nelson ou Duguay-Trouin - , prêtant toujours à rire, il était nécessaire d'aborder le sujet sérieusement, avec un œil neuf et armé des connaissances médicales actuelles. C'est à quoi s'est employé l'auteur, pour le plus grand bénéfice de ceux qui souffrent de ce handicap.

     "Et l'océan fut leur tombe, naufrages et catastrophes maritimes"  répertorie les plus grands naufrages de l'histoire récente. Si celui du Titanic en 1912 marque encore les esprits, d'autres, bien plus importants par le nombre de victimes, ont eu lieu depuis. Au point que l'auteur en compte environ deux par semaine dans le monde. On pourrait penser que les progrès techniques ont permis de faire diminuer cette moyenne. Mais le nombre de victimes peut, du jour au lendemain, devenir ahurissant : pour des raisons de rentabilité, les paquebots, les bacs, les ferries, les esquifs clandestins des migrants transportent de plus en plus de passagers. Et les guerres modernes, avec l'incroyable précision de leurs tirs, n'arrangeront pas les choses...


Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.











Jean-René Le Quéau


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Jean-René LE QUÉAU, Jean-Jacques MONNIER, Jean-Christophe CASSARD et collectif d'historiens : "Toute l'histoire de Bretagne". Ed. Skol Vreizh 1996/2012. 4e édition. Relié, 864 pages, format 24 x 17.

  Cette remarquable encyclopédie historique est l'aboutissement d'un laborieux travail collectif débuté en 1970 sous la houlette du professeur Per Honoré, de Morlaix. A cette époque, un premier tome était paru sous le titre "Histoire de Bretagne et des pays celtiques des origines à 1341". Quatre autres tomes ont suivi jusqu'à la fin du XXe siècle.
  En 1996, un fort volume, ancêtre de celui-ci, faisait la synthèse des publications précédentes sous le titre "Toute l'histoire de Bretagne". Ce bel ouvrage fut réédité à trois reprises.
  Cette quatrième édition bénéficie de nombreuses améliorations : outre l'impression en quadrichromie, les illustrations sont plus nombreuses, notamment avec de nouvelles cartes et une actualisation minutieuse des connaissances a été effectuée. L'ouvrage débute par la préhistoire, avec la découverte de choppers datant de 700 000 ans. Il brosse ensuite un panorama détaillé de toutes les périodes historiques en cinq parties bien repérables par des onglets de couleur et s'étend jusqu'à nos jours pour évoquer, entre autres, les récentes  difficultés économiques du groupe Doux et les succès de la chanteuse Norwenn Leroy ainsi que de l'auteur des "Bretonnismes" Hervé Lossec.
 
Le collectif de 24 historiens à l'origine de cette nouvelle publication regroupe notamment des professeurs des universités de Bretagne Occidentale, de Bretagne Sud, de Nantes et de Rennes. Jean-René Le Quéau, enseignant d'histoire, directeur de la revue et des éditions Skol Vreizh, en fait partie. Il a déjà co-dirigé l' "Atlas d'Histoire de Bretagne" en 2002, "Toutes les cultures de Bretagne" en 2004 ainsi que le "Dictionnaire d'Histoire de Bretagne" en 2008. Tous les auteurs de l'ouvrage ont eu pour but de populariser une histoire de la Bretagne encore trop réservée à un petit nombre de connaisseurs.
  Chacun sait bien qu'on ne bâtit jamais l'avenir sur du vide. Celui de la Bretagne ne se construira qu'à partir d'une solide connaissance du passé. Ce beau livre concourt ainsi pleinement à la réussite des activités bretonnes.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.






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ECOMUSÉE  DES  GOÉMONIERS ET DE L'ALGUE de Plouguerneau :
"La mémoire goémonière".


  Le mot goémon évoque d'abord pour chacun de nous le goémon d'épave, arraché aux récifs par les tempêtes et qui, mêlé de sable, ourle désagréablement nos plages. Il a longtemps été utilisé dans les champs comme engrais.
   Pour nombre de Bretons qui en vivent, c'est surtout depuis le XIXe siècle une ressource intéressante. Toute une flottille de bateaux du nord Finistère en ont fait leur spécialité. Récoltées au large sur les hauts-fonds, les longues laminaires sont traitées dans des usines qui fournissent aujourd'hui iode, soude et gélifiants destinés aux industries chimiques, alimentaires et cosmétiques.
  Mais il n'en a pas toujours été ainsi. Un peu partout sur la côte, on voit encore, entaillant la dune, d'anciens fours à goémon qui produisaient autrefois les "pains de soude" que de petites entreprises locales transformaient en sels de soude, en sulfate de potasse et en iode pour la fabrication, entre autres, de la fameuse teinture d'iode.
   C'est toute cette remarquable activité peu connue qui ressurgit dans "La mémoire goémonière", ouvrage édité par les bénévoles de l'Ecomusée de Plouguerneau. Il reprend l'essentiel des textes présentés dans l'exposition permanente du musée, auxquels ont été ajoutées des anecdotes et des photographies inédites. Superbement illustré par les croquis de Fred Barat ("Longitude Ouest"), ce véritable carnet de voyage à travers le temps est complété de deux CD audio en français et en breton valorisant le collectage oral réalisé au fil des ans par l'écomusée.
   Un ouvrage collectif à très aible tirage, dont la qualité et la rareté font toute la valeur.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.







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Jacques NOUGIER : "L'albatros et le Tamaris".
Airelle Editions 2013, 140 pages, broché, 27 illustrations, format 16 x 24.

  Le parcours de cet auteur est assez extraordinaire. Géologue de formation, il fut successivement professeur d'université en volcanologie puis conseiller scientifique d'ambassades et directeur administratif et financier du programme international "Human Frontier". Sa profession l'a conduit à mener de nombreuses missions géologiques dans les terres australes ainsi qu'à Mayotte ou à Saint-Pierre-et-Miquelon, publiant au passage pas moins de 70 articles scientifiques. Tirant parti de ses connaissances, de son abondante documentation et de son expérience, il s'est lancé dans l'écriture de romans historiques se déroulant dans ces territoires français oubliés qu'il connait bien.
 Ce furent successivement "Trois naufrages pour trois îles" en 1998, "Les corsaires des Terres australes" en 1999, "Les bootleggers de Saint-Pierre" en 2002, "Pirates de légines" en 2003, "Carnet d'Afrique" en 2006 et "L'albatros et le Tamaris" en 2013.
  Comme tous les romans historiques, ce dernier ouvrage est une fiction s'appuyant sur des événements bien réels. En 1887, naviguant vers Nouméa, le "Tamaris", premier trois-mâts barque français à coque métallique, s'embroche sur un récif des îles Crozet. Les 13 marins qui sont à son bord abandonnent l'épave et vont vivre une longue attente sur une terre désolée des quarantièmes rugissants, avec pour seuls voisins des manchots royaux ainsi que des albatros. Ils ont alors l'idée désespérée d'utiliser ces derniers comme pigeons voyageurs dans l'espoir fou d'alerter les secours.Y parviendront-ils ?
  L'auteur nous fait vivre cette tragédie comme s'il en avait été le témoin permanent.
Le récit, fort bien éctit et d'une rare précision documentaire est absolument captivant.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.







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Françoise PÉRON : "Ouessant, chronique de l'île Haute ". Ed. Palantines 2012. Broché, 176 pages, format 22 x 28.

   Agrégée de géographie, professeure émérite à l'Université de Bretagne Occidentale, Françoise Péron était déjà parmi les auteurs invités à notre premier salon, en 2006, où elle avait présenté une intéressante étude "Ouessant, l'île sentinelle". Elle est revenue à notre salon en 2011 dédicacer son monumental "Atlas du patrimoine maritime du Finistère."
   Avec "Ouessant, chronique de l'île Haute", un magnifique album agrémenté de nombreuses cartes et illustrations en couleurs, Françoise Péron revient à cette île qu'elle aime tant et dont elle étudie l'histoire et les comportements humains. Ce petit monde longtemps fermé n'a subi que tout récemment l'affluence touristique que l'auteur attribue au "désir d'île" qui habite chacun de nous. Ouessant a connu d'une manière très particulière les deux guerres mondiales ainsi que l'Occupation. Et la géographe, qui a  recueilli de nombreuses petites chroniques auprès des habitants, s'intéresse à la mutation économique qui touche actuellement cette île. Transition entre la mer et la terre, ce microcosme est très attaché à la préservation de son patrimoine naturel et culturel maritime tout en cherchant à exploiter des atouts indispensables à sa survie et à son développement.

Samedi 26 avril 2014.





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Jean-Christophe PODEUR ( dit Pod ) : "Brest mêm' en BD", "Red sur Brest", "Kerlouan", "Pointe Saint-Mathieu". Albums de photos 27,5 x 21,5. Pod Editions.

   Pod est un véritable artiste indépendant. Photographe, il prend plaisir à modifier, triturer ses images numériques pour en faire des œuvres d'art. Il crée, il imagine, il expose. Son métier ? Diapographiste. Laissons-le définir lui-même sa façon de travailler :
   "Belle toute nue ou si différente selon la façon dont on l'habille et la maquille, une photo peut se suffire à elle-même ou servir de base de "travail" ; ma recherche graphique est permanente, les thèmes sont variés, multiples, concrets ou totalement abstraits ! Surprendre et étonner comme principe de base … voir les choses, les villes ou les gens de manière différente … pour moi, Brest est rouge, une écaille devient le poisson, une ombre devient Jurassic Park, la plume devient une lame et une lumière symbolise l'interdit ou le possible ! Encadrée, sur toile ou projetée, la photo est vivante et évolutive … je ne jette pas de photo … enfin très peu, chacune a sa chance, floue, sur ou sous-exposée, fade ou saturée, toute photo peut nous offrir une facette inattendue … il suffit d'aller chercher le meilleur en chacune d'elles … après tout, J'AI pris cette photo … les photos sont comme les personnes … elles ont toutes quelque chose à nous apprendre … Diapographiste … c'est créer ses propres univers à partir de choses simples et récupérées autour de soi … c'est comme écrire une chanson avec des mots que l'on aurait trouvé par terre … pas des mots choisis, des mots orphelins, isolés, séparés ou perdus … une diapo c'est ça ! … là où le photographe fait un instantané, le diapographiste fabrique son visuel et celui-ci évolue dans le temps selon les matières utilisées (encres, fluides, solides, papier, plumes, graines etc …) … le diapographiste est un créateur de mode qui choisit ses tissus et ses matières … de l'art à évolution lente en quelque sorte … la chaleur, le froid, le temps, le tout modifie les pigments, les couleurs et le rendu visuel … oui, il y a une part de chance, ces évolutions sont parfois négatives mais souvent positives et selon les matières utilisées, on maîtrise globalement la vie de la diapo … petite leçon de vie en fait …"
   Pod a récemment ouvert une galerie à Brest où il présente ses œuvres et accueille celles d'autres artistes. Il exposera lors de notre salon.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.











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Marie-Hélène PROUTEAU: "L'enfant des vagues".
Ed. Apogée.


Pour qui a connu la marée noire de l'Erika, ou d'autres plus anciennes comme celle de l'Amoco Cadiz, le souvenir reste gravé dans la mémoire : le silence lourd d'une mer aux ondulations écrasées de pétrole, l'odeur nauséabonde qui envahit tout, les rochers, les algues, les plages, les ports, tout un paysage défiguré, et, se débattant péniblement sur une surface gluante uniformément brune, des oiseaux mazoutés que des bénévoles tenteront de sauver... ( voir sur ce site le conte "Le guillemot de Guillemette".
C'est dans cette mer assassinée que se déroule l'action de "L'enfant des vagues". Un fils de goémonier prend soudain conscience de la folie des hommes face à la nature.
  L'auteure est une Brestoise professeure de Lettres à Nantes. Elle a déjà publié des essais ainsi que deux romans : "Les blessures fossiles" en 2008 et "Les balcons de la Loire" en 2012.
"Les Blessures fossiles" est un roman de bord de mer. Il y est question de vie et d’espoir. Tout commence par un petit coquillage de mort, « image suspecte » sur un scanner qui va devenir pour Yselle un point aveugle d’où l’héroïne va remonter jusqu’à ce secret de famille enfoui depuis l’enfance. Une de ces blessures fossiles enkystées dans le cœur et tapies dans le corps. Le roman conte cette remontée vers la lumière : la découverte du Christ jaune de Trémalo, la cueillette des mûres, la promenade au phare, autant de traces sur le sable des souvenirs qui arriment au monde de la Bretagne entre terre et mer.
Marie-Hélène Prouteau s'est aussi lancée dans des poèmes en prose et des chroniques littéraires.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.



Yann RIOU


Daniel GIRAUDON


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Yann RIOU et Daniel GIRAUDON : "Poissons et oiseaux de mer".
Ed. Yoran embanner, 2013. Couverture cartonnée, 272 pages, format 24,6 x 17,6.
"Coquillages et crustacés"
Ed. Yoran embanner 2013. Couverture cartonnée, 272 pages, format 24,6 x 17,6.


  Le sous-titre de ces deux ouvrages est "Faune populaire du bord de mer en Bretagne et pays celtiques" pour l'un, "Dictons, légendes et croyances" pour l'autre. On fait rarement attention aux sous-titres. Ceux-ci interpellent pourtant le lecteur : pourquoi donc une faune populaire, pourquoi des croyances ? Et pourquoi cette précision géographique inattendue pour décrire une faune qui pourrait être celle de n'importe quel rivage marin ?

  C'est tout simplement que ces deux livres ne sont pas des guides naturalistes comme les autres. Il suffit d'ailleurs de les feuilleter pour en comprendre toute l'originalité. Leur but n'est nullement de décrire des espèces animales marines qui rampent, nagent, volent ou se fixent sur les rochers, mais plutôt de révéler comment l'espèce humaine de nos côtes les perçoit. C'est là que le terme "populaire" prend tout son sens. Car autour d'un nom d'animal, il y a quantité de dérivés, de dictons, de croyances et d'habitudes alimentaires qui trahissent notre perception d'une faune maritime dans son environnement.
  Et ce qui caractérise la Bretagne, c'est aussi sa langue et toutes ses variantes régionales! Yann Riou et Daniel Giraudon sont d'abord des chercheurs bretonnants. Tous deux sont enseignants, l'un de mathématiques, l'autre d'anglais. Ils ont la pédagogie dans la peau et se délectent à nous dévoiler tout un trésor d'appellations locales et de traditions populaires qu'il ont longuement collectées auprès des anciens. Comme le breton est particulièrement divers selon les lieux géographiques, les auteurs trouvent là une richesse supplémentaire qu'ils nous révèlent tout au long de leurs ouvrages par de minutieuses traductions. Le lecteur se plaît ainsi à découvrir un pan méconnu d'une culture populaire qu'il ne faudrait surtout pas voir disparaître.
   Les deux auteurs ont à leur actif une quantité importante de publications. Citons par exemple "Du coq à l'âne", un bestiaire populaire de Daniel Giraudon, paru en 2013, "Bateaux de gabariers" et "Paroles de gabariers", de Yann Riou, publiés en 2011, tous trois chez Yoran embanner.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.
 





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Inti  SALAS  ROSSENBACH : "Une odyssée en Patagonie".
Ed. La Découvrance 2013. Broché, 252 pages, format 20,9 x 14,8.

  Ce jeune auteur nous livre là peut-être l'Aventure de sa vie. Attiré tout jeune par la science, les lettres et les sports, il a suivi après Maths Spé des études de physique fondamentale à Paris puis s'est spécialisé dans la cryptographie au point d'en faire son activité principale. Parallèlement, il publie des nouvelles et écrit des scénarios. Deux d'entre eux sont devenus des courts-métrages et l'un a même été primé.
   Mais depuis toujours il rêve d'aventure. Il est attiré par les grands espaces retirés du monde et propices à la découverte ainsi qu'à la réflexion. Il reste si peu de blanc aujourd'hui sur les cartes...
  Après avoir enfin vécu son rêve, il publie "Une odyssée en Patagonie", récit de l'expédition en kayak de mer qu'il a réalisée avec un coéquipier pendant cinq mois tout au long des fjords de Patagonie occidentale, depuis Punta Arenas jusqu'au golfe de Penas siué 1100 km plus au nord. Une expérience éprouvante, digne des plus fameux exploits tant elle requiert d'endurance et de ténacité dans une nature glaciale, humide et désolée, mais belle et sauvage à souhait.
   L'écriture est superbe. Le texte se lit avec avidité et l'on souhaite que l'auteur puisse longtemps encore nous régaler puisqu'il semble avoir fait sienne cette formule, moderne carpe diem, taguée un jour sur un mur de Punta Arenas :
"Eteins la télé et vis ta vie !"

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.





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Gilbert SIOU : "Portzmoguer".
Ed. Yoran Embanner, 2013. Broché, 400 pages, format 17 x 11.
"Une jeunesse brestoise après la guerre". Ed. Gisserot, 2010. Broché, 256 pages, format 18,8 x 12,4.

   Gilbert Siou a fait sa carrière à la D.C.N. ( Direction des Constructions Navales de la Marine nationale ). Rien ne le prédestinait donc à une seconde carrière, celle d'écrivain, après son accès à la retraite.
   Il a successivement publié "Marmous" en 2001, "Mon Brest des années 50", "20 ans en 39 et marin à Mers-el-Kebir" en 2007, "Petites histoires de mes nuits lointaines" en 2009, "Une jeunesse brestoise après la guerre" en 2010 et "Portzmoguer, un corsaire au service d'Anne de Bretagne" en 2013.
   Ce dernier titre tranche donc avec les précédents car il s'agit d'un roman historique, donc une fiction bâtie sur de réels événements, alors que les autres ouvrages relataient plutôt des souvenirs de l'auteur, comme "Une jeunesse brestoise après la guerre", ou des recherches historiques.
   C'est en naviguant à bord de la frégate "Primauguet" qu'il s'est intéressé à l'histoire du marin ayant donné son nom au navire. Contemporain de Christophe Colomb, Primauguet s'appelait en réalité Hervé de Portzmoguer. C'était un petit noble breton dont les terres s'étendaient sur la commune de Plouarzel, dans le nord du Finistère. On ignore presque tout de ce chevalier, y compris sa date de naissance. Le jeune homme a dû s'embarquer assez rapidement sur la mer d'Iroise pour acquérir ses premiers rudiments de navigation. On sait qu'il fut corsaire et sans doute même pirate, et que la duchesse Anne de Bretagne, reine de France, en fit le capitaine de son navire le plus moderne, la nef "La Cordelière". On sait aussi qu'en 1512, il périt dans un combat naval
contre les Anglais non loin de la pointe St-Mathieu. Sa nef avait spectaculairement explosé alors qu'elle combattait bord à bord avec le "Regent", le plus puissant navire de la flotte ennemie, qu'elle entraîna par le fond. Il y eut 1500 à 2000 victimes, en totalisant celles des deux camps. C'est à peu près tout ce que l'histoire nous rapporte, mais à l'époque l'écho de cette explosion a fait grand bruit dans les cours royales de toute l'Europe.
    A partir de là, le sujet est extraordinaire pour un historien-romancier tel que Gilbert Siou. Hervé de Portzmoguer était pratiquement du même âge que la reine, et l'on a dit longtemps que l'ancien pirate s'était comporté en héros, n'hésitant pas à faire exploser lui-même la sainte-barbe de son navire afin d'éliminer son adversaire plutôt que de se rendre. Sur ces bases, Gilbert Siou a su développer une fiction très plausible qui met en haleine le lecteur et le plonge dans une époque où Bretons, Français et Anglais s'étripaient vaillamment... alors que pendant ce temps d'autres Européens changeaient l'histoire de la planète en découvrant des terres nouvelles.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.














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Erick SURCOUF
: "Manuel du chercheur de trésors". Ed.Arthaud 2013. 120 pages, couverture cartonnée, format 18,8 x 12,8.
"Trésors terrestres et sous-marins". Ed.Arthaud 2011. reliure cartonnée, 191 pages, format 31,6 x24,8.
BD "Surcouf" t1 et t2 parus en 2012 et 2013, t3 en cours de publication. Ed.12bis. couverture cartonnée, 48 pages, format 31,6 x 24.

   Erick SURCOUF n’est pas seulement l’héritier d’une illustre famille de marins et de grands navigateurs, il est, depuis une trentaine d’années, chercheur de trésors sous-marins. Parcourant les mers  à la recherche d'épaves englouties – galions espagnols, caraques portugaises, navires hollandais, anglais et français de la Compagnies des Indes orientales, jonques chinoises, navires pirates en Haïti, dans le canal de Mozambique, à l'île Maurice, aux Seychelles, en Indonésie, aux Caraïbes…, il a retrouvé une dizaine d’épaves prestigieuses. Erick SURCOUF est le seul descendant de cette illustre famille à exercer une activité en relation directe avec la mer. La vie extraordinaire de son célèbre aïeul lui a inspiré le livre "Surcouf, l’invincible, roi des corsaires" (Ed. du Rocher) ainsi que la collection de 4 albums BD sur Surcouf (Ed. 12bis et Glénat) Comme on dit dans sa famille : « Bon sang ne saurait mentir ! » En effet, l'arrière-grand-père du « roi des corsaires » avait été félicité par Louis XIV pour sa générosité envers la Compagnie des Indes et son grand-oncle n'était autre que le fameux corsaire René DUGUAY-TROUIN.    Erick SURCOUF a hérité de ses ancêtres les valeurs morales et intellectuelles de passion, d'ambition, de volonté et d'esprit d'entreprise.
   Né le 8 mai 1948, il a baigné, depuis son plus jeune âge, dans un univers fait de maquettes de bateaux, de tableaux représentant des scènes d'abordage et de gravures anciennes. Amoureux de la mer et de l'histoire, il se passionna très vite pour la vie des corsaires et pour les navires de commerce de l'époque de son illustre aïeul. Après des études supérieures, il quitta à trente-deux ans une carrière réussie de publicitaire, saisi par le désir de l’aventure. Du jour au lendemain, il prit le risque de devenir, à temps plein, le premier chercheur français indépendant de trésors archéologiques sous-marins. Le plus grand musée du monde gît au fond des océans. Des dizaines de milliers de navires ont sombré depuis des siècles, emportant dans leurs flancs des trésors insoupçonnés : doublons d'or espagnols, ducats vénitiens, lingots d'or des mines du Pérou, lingots d'argent des mines de Bolivie, émeraudes aztèques, fines porcelaines chinoises... Un tiers des trésors recensés sur notre globe dort encore au fond de la mer dans les épaves de navires. Un pactole à la dimension de la planète qui attend encore ses découvreurs.      
   Membre de l'Explorers Club de New-York, de la Nautical Archaeology Society de Londres, de la Commission Française d'Histoire Maritime de Paris et de l'Association des Descendants de Capitaines Corsaires de Saint-Malo, il est reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands spécialistes mondiaux en matière de fouilles archéologiques sous-marines privées.


Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.








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Maurice UGUEN : "Capitaine Hatteras et le passage du Nord-Ouest"
Ed. L'Ancre de Marine 2013. Broché, 208 pages, format 21,8 x 15.

  Les 26 & 27 Avril, Maurice UGUEN sera présent au salon du Livre maritime du Conquet pour dédicacer son dernier livre « Le Capitaine Hatteras et le Passage du Nord-Ouest », une occasion pour lui de revenir sur ce passage maritime mythique aux frontières du Pôle Nord qui fait l’actualité des différentes conférences sur le réchauffement de la Terre.
   Le réchauffement climatique, il connaît bien ; « En 1983 j’étais déjà avec Nicolas Hulot au Pôle Nord magnétique pour soulever ce problème que nous voyions venir, la banquise n’avait déjà plus la même densité et le permafrost était en train de fondre… Les tempêtes de l’hiver nous rappellent que la côte est fragile, Plouguerneau en a payé le prix fort ! »
   Au bord de l’Aber Wrac’h, dans son village de Perroz, Maurice Uguen suit l’activité du littoral au quotidien. Avec son récit, sur les traces du héros de Jules Verne, Maurice Uguen entame une série de récits dans le sillage des Hommes qui œuvrent pour le respect de la mer et de ses peuples.
  En 1977, Willy de Roos fut le premier navigateur solitaire à parcourir, parmi les icebergs, le mythique passage du Nord-Ouest. Son ami Maurice Uguen a toujours rêvé de l'imiter. Il va tenter l'expérience, avec ses équipiers, à bord de son voilier de 15m "Captain Hatteras", du nom du fameux héros de Jules Verne. Maurice Uguen est un marin expérimenté animé par une volonté qui le pousse au bout de ses rêves. Surmontant les difficultés, le froid, la glace et la tempête, ses doutes , l'épuisement et la peur, il fait penser à Magellan découvrant l'extrême sud de l'Argentine et son détroit ouvrant la route du Pacifique.
   L'auteur, ses trois équipiers et le "Captain Hatteras" partent des Sables d'Olonne. Après la traversée de l'Atlantique, ils vont remonter la côte Est du Groenland avec des relâches inoubliables dans des petits ports pittoresques aux maisons multicolores. Par étapes, remontant toujours la côte, Uguen va affronter les growlers1 puis les icebergs, et rencontrer les Inuits avant d'arriver à la banquise. Il nous fait partager ses difficultés, le pilote qui ne fonctionne plus dans des vents désordonnés et qui oblige à d'éprouvantes heures de barre avec de dangereux départs au lof. Vient alors l'ice blink, la vieille banquise qui menace de lui barrer la route vers l'ouest. En fait, plus il approche du passage du Nord-Ouest, plus la navigation devient difficile dans un brouillard glacial.
   Les aventuriers vont-ils réussir leur pari fou ? Le célèbre passage du Nord-Ouest qu'Amundsen parvint à vaincre en 1907 acceptera-t-il de s'entr'ouvrir pour eux avant l'hiver ?
   L'ouvrage s'achève sur quelques intéressantes notices concernant les grandes figures qui ont inspiré l'auteur : Frobisher Martin, Roald Amundsen, René-Joseph Bellot, Jim Delgado, Willy de Roos et bien sûr l'incontournable Jules Verne dont les écrits ont bercé son enfance.

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.



















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Agnès VANDEWIELE :
"Bateaux", Ed. Fleurus 2012, cartonné, 32 pages, format 29,2 x 23,2.
"L'océanographie", "Les monstres marins", Gulf Stream Editeur 2011, brochés, 61 et 62 pages, format 22 x 15.
"L'eau", illustrations de Lucile Limont. Ed. Milan 2013, collection "Mes p'tites questions", 40 pages, 21 x 21.
 
 Agnès Vandewiele est un écrivain "jeunesse" qui a publié depuis les années 1990  des dizaines d'albums destinés aux enfants de 4 à 12 ans. Très abondamment illustrés, ce sont des contes et surtout une quantité d'ouvrages thématiques recouvrant les sujets les plus couramment abordés par les questions des enfants : les trains, les camions, les engins de chantier, les bateaux, les avions, les océans, les châteaux forts, mais aussi les animaux préhistoriques, les planètes etc...
  Pour ne parler que du domaine maritime, l'ouvrage sur les bateaux, par exemple, est judicieusement divisé selon leurs différents usages : chaque double-page rassemble plusieurs modèles d'une même fonction.  Après un rappel historique au début, les navires actuels sont ainsi répartis en bateaux de course, de plaisance, de croisière, ou de commerce, flottes militaires, bateaux de pêche, car-ferries, sans oublier les bateaux fluviaux ou spécialisés comme les navires de forage ou les remorqueurs etc... L'album s'achève même en évoquant les navires du futur comme la station Sea Orbiter ou le pentamaran Eoseas et offre au jeune lecteur un grand poster du futur paquebot "France" dont la construction, si tout va bien, devrait débuter en 2015.
   Dans la collection "Vivre la mer" de chez Gulf Stream, "L'océanographie" raconte, depuis Jules Verne, les progrès réalisés pour découvrir les abysses, les chaînes montagneuses comme le rift médio-atlantique, les sources d'eau chaude, leur faune et leur flore invraisemblables, et les modernes procédés d'exploration marine par satellites. L'album sur "Les monstres marins" énumère les animaux mythiques qui ont enchanté ou  terrorisé les navigateurs au fil des siècles. Ce qu'il en est véritablement selon nos connaissances actuelles, compte tenu du fait que l'on est loin encore de connaître tous les secrets des océans.
  Aux éditions Milan, l'auteur a également fait paraître récemment un album, "L'eau" répondant aux questions des 6 - 9 ans : Pourquoi l'eau mouille-t-elle ? Pourquoi la mer est-elle salée ? Peut-on marcher sur l'eau ? Comment font les poissons pour respirer ? La démarche qui part des questions enfantines les plus courantes est une bonne façon d'aborder de manière naturelle les toutes premières connaissances scientifiques.


   Ces séries d'albums constituent donc une petite encyclopédie tout à fait à la portée des enfants : beaucoup d'images belles et détaillées, un texte court, souvent réduit à des légendes explicatives
, un vocabulaire soigneusement choisi. Des petits chefs d'œuvre de pédagogie qui feront le bonheur des plus jeunes, mais dans lesquels leurs aînés s'approprieront aussi d'intéressantes découvertes.
 

Samedi 26 et dimanche 27 avril 2014.





Cette page a été mise en ligne le 1er janvier 2014.  Elle a été consultée 1613  fois  au 30 avril 2014.

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