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 2014












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L'aventure d'une vie
.©

Une nouvelle de Constance SADAILLAN-LE MARTRET
élève du collège Dom Michel, au Conquet.
1er prix, catégorie "Collégiens 6e-5e"


***

       Il se faisait déjà bien tard dans la petite commune de Vitchou. Ce modeste village situé en bordure d'océan Pacifique était réputé pour son phare colossal. On l'appelait "l'Aventure". Sa haute silhouette se dressait majestueusement sur les rochers du littoral et ss raies blanches scintillantes réconfortaient les navigateurs en perdition. Malgré ces conditions extrêmes, une personne nommée Jess y habitait depuis de nombreuses années. Elle avait une longue chevelure auburn et des yeux couleur de jade. Fille de marins locaux, elle ne craignait ni la mer ni l'aventure et, tel un loup solitaire, y vivait recluse, attendant le retour espéré du Napoléon, ce grand chalutier qui jadis faisait la fierté et la renommée du capitaine Wilteshire et de sa mère.

Les présetations faites, reprenons notre récit...

    La tempête se déchaînait avec frénésie depuis plus d'une heure déjà et les vagues se brisaient violemment sur les murs de l'Aventure quand je me réveillai. Le bruit était assourdissant et bien que je n'en avais aucune envie, je dus m'extirper de mon lit en bois de chêne et de mes draps chauds. Le vent me sifflait dans les oreilles et les lanternes dansaient au plafond. Je pris mon ciré qui me protégeait depuis bien des années et sortis par la porte. Face à la tempête, le plus solide des parapluies ne servait à rien. Le ciel noir et lugubre était illuminé par un éclair le zébrant de toute sa puissance. Et quelle puissance ! Je n'avais jamais rien vu de tel. On aurait dit que Zeus en personne les lançait depuis les cieux. Je décidai alors illico de rentrer quand une énorme vague s'abattit sur moi. La porte pourtant massive en fer forgé céda sous le coup. Ma vieille barque se détacha et vint percuter de plein fouet les murs épais du phare. Je me débattais avec ardeur, mais malgré moi la lumière sombre de l'oubli m'enveloppa peu à peu.

   Le bruissement des vagues me sortit de mon inconscience. J'ouvris difficilement les yeux et commençai péniblement à bouger chacun de mes membres engourdis. Un magnifique ciel azur dans lequel planaient quelques nuages blanc ivoire adoucissait le paysage. Soudain un vent d'ouest me frappa en plein visage et finit de me réveiller. A mon grand étonnement, j'aperçus une large étendue de sable fin s'étaler devant moi. Le sol était jonché de coquillages blanc crème ou encore rose dragée. Une forêt tropicale luxuriante bordait le rivage et les jacassements de perroquets me parvenaient distinctement. Ma première parole fut un cri de stupéfaction et de peur. Mais mon instinct de survie me dicta de retrouver mon calme et de construire rapidement un abri. Je partis alors à la recherche de branchages tapis ici et là, de feuilles de cocotiers bien cachées et de mousse autour d'un étang luisant au soleil. Après de nombreux efforts, je contemplai l'abri de fortune d'un vert absinthe qui se tenait bien droit entre deux arbres. Epuisée, je décidai d'aller me coucher...

   Fff...Fff... Ce bruit me titillait les oreilles depuis quelque temps déjà quand je décidai de me lever et d'aller voir de plus près d'où venait cet étrange son. Prise d'un malaise, je ne m'aperçus pas immédiatement de la situation épouvantable dans laquelle je me trouvais. L'océan avait excessivement monté durant mon sommeil et continuait sa progression. Le vertige passé, je me dirigeai vers un immense rocher en granite qui s'imposait massivement sur la falaise. Je vis avec effroi l'eau qui envahissait tout l'espace: "La plage, la forêt et bientôt moi". Aucune échappatoire possible, aucun navire à l'horizon... Il ne restait rien qui puisse me sortir de cet enfer. Je fermai les yeux quand l'eau bleue et glacée me recouvrit tout entière...

   A cet instant, Jess pria pour tous et surtout pour elle, elle pria pour que son phare vive éternellement, et elle se demanda si l'aventure de sa vie commençait ou se terminait.

Constance  SADAILLAN - LE MARTRET  


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