Retour à l'accueil Un plan pour aller directemnt sur une page Le salon de cette année Les auteurs invités cette année Nos précédents salons Les auteurs et les livres de tous nos salons
Un coup de cœur pour un livre De courts récits maritimes Des poésies pour faire voguer nos rêves Des contes maritimes pour tous les âges L'histoire maritime du Conquet Notre concours de nouvelles et les textes sélectionnés
Les Grands Marins du monde La Dictée Océane Un jeu pour tester ses connaissances maritimes Tout savoir sur notre association Les entreprises qui nous aident Nous écrire ou nous parler
Des pages qui font aimer et respecter la mer.








NOUVELLES
 2013











L'abbé du diable




La Confiance



J'veux pas vous parler



La vengeance à tout prix



Une histoire de vieux loup de mer




Camarade



Pirat' Attak



Les voiles de la liberté



Barbarus, un pirate de légende



Coco-Rhum




La Rose Sanglante



La Buse



Mutinerie !



Manon la pépite



Naufragés

Barbarus, un pirate de légende
.©

Une nouvelle de Timothée RAPIN
Ecole des mousses à Brest
3e prix, catégorie "Collégiens 3e - 4e"


***

   

Il y a bien longtemps de ça, au début du XVIIe siècle, dans une petite contrée située dans le sud-ouest de l’Amérique, une légende est née : celle de Barbarus le pirate des abysses. Il a pillé, coulé et ravagé tant de navires que même la flotte espagnole, pourtant très puissante, avait peur de lui. Barbarus a échappé à la mort plus d’une fois et moi, le pauvre esclave, je vais maintenant vous raconter une partie de sa légende. Tout d’abord, je vais vous conter comment je l’ai connu, il y a trois ans, dans un petit village des côtes du Brésil. Barbarus m’a enlevé à un marchand d’esclaves, ce qui m’a permis de vivre de nombreuses aventures.

 

Un matin de printemps, alors qu’une partie de la flotte espagnole escortait un lourd chargement d’or en direction des Caraïbes, un épais brouillard tomba soudain sur la mer agitée et Barbarus, le pirate des abysses, surgit de nulle part à la barre du Destrier du chaos. Un sourire était visible sur son visage balafré, signe de ses nombreuses batailles. Il avait une carrure impressionnante avec de larges épaules, il portait une lourde cape et à sa ceinture une épée si tranchante que même l’acier ne lui résistait pas. Cette épée  était si lourde que deux hommes normaux suffisaient à peine à la soulever alors qu’il la brandissait d’une seule main. Lui et son féroce équipage étaient prêts à aborder le galion d’or, sabre à la main et la dague entre les dents. Les marins espagnols rencontraient pour la première fois Barbarus et ne savaient pas à quoi s’attendre.

 

 Un bélier se trouvait à la tête de proue du Destrier du chaos. Le navire était armé de douze canons sur chaque bord et sa voilure sombre était déchirée de toutes parts. La demi-douzaine de navires espagnols n’était pas vraiment impressionnée par ce navire seul bien qu’il soit imposant. Ce qui paraissait le plus stupéfiant, c’était qu’un bâtiment seul, même bien armé, ose défier une demi-douzaine de navires puissamment équipés d’environ dix canons et de cent cinquante hommes chacun .

 

Le vaisseau amiral décida de lancer une offensive à distance à l’aide des canons ; or les boulets ne parvinrent pas à toucher le Destrier du chaos et encore moins à le couler. Le capitaine me chargea, moi, Blade, de préparer le bélier alors que je n’étais qu’un esclave. Je ne compris pas pourquoi il me faisait autant confiance, jusqu’à ce qu’il me demande de faire partie de son équipage. Barbarus fonçait droit sur le vaisseau amiral baptisé Isabelle II. La détermination de Barbarus ne laissait aucun doute. En un coup de bélier, l’Isabelle II vit une brèche s’ouvrir dans sa coque. Chez les Espagnols, la peur montait et ne fit que s’accroître quand l’équipage de Barbarus prit d’assaut leur navire. En moins de trente minutes il coula et sombra dans les abysses des Caraïbes. Quelques minutes plus tard, c’était au tour du James Old de disparaître. Comment un navire seul pouvait-il faire tant de dégâts ? Plus Barbarus tuait de soldats plus il paraissait puissant comme s’il absorbait les âmes de ses victimes. Au moment où les Espagnols s’y attendaient le moins, quand Barbarus se trouva en difficulté, deux navires sombres et pourtant éblouissants surgirent furtivement comme s’ils sortaient des profondeurs de la mer, ce qui mit en fuite les trois navires espagnols restants. Le galion d’or était sous contrôle. Barbarus le confia à son plus fidèle lieutenant.

 

Sur le retour vers l’île secrète, Barbarus donna l’ordre de se mettre en position de combat. Il n’y avait pourtant aucun navire à l’horizon… Au bout d’une dizaine de minutes, des mouvements furent visibles sur la surface et, soudain, le bateau faillit se retourner. Tout à coup, un monstre marin surgit derrière le navire et rugit férocement. Barbarus se retourna et sortit brusquement sa majestueuse épée de son fourreau. Il prit de l’élan et se jeta sur le monstre. D’un coup d’épée foudroyant, il fit une énorme entaille sur ce qui semblait être le visage du titan des mers. Celui-ci plongea et ressortit en arrachant la jambe gauche de Barbarus puis il prit la fuite. Personne dans l’équipage ne sachant nager, il m’incomba, à moi le pauvre esclave, le seul apte à nager, d’aller chercher notre capitaine. Une fois à bord, Barbarus fut pris en charge… Il est maintenant muni d’une jambe de bois.

 

Quelques jours plus tard, un membre de l’équipage lui raconta comment je l’avais sauvé. Aujourd’hui, trente ans après, je suis le commandant du Destrier du chaos et également le détenteur du secret de l’emplacement de notre île qui n’est toujours pas connue à ce jour. Bien que successeur de Barbarus au commandement de l’équipage, je ne m’estime pourtant pas du même niveau que lui.

 

Vous ne connaissez qu’une brève partie de la légende mais sachez qu’il conquit bien des pays, des mers, sans parler de son trésor dont je suis le seul à connaître l’existence...

Timothée RAPIN



Retour à l'accueil Plan du site Notre salon de cette année Les auteurs invités cette année Nos salons précédents Les auteurs et les livres de tous nos salons
Un coup de cœur pour un livre De courts récits maritimes Des poèmes pour faire voguer nos rêves Des contes pour tous les âges L'histoire maritime du Conquet Les meilleures nouvelles sélectionnées
Le Club d'Orthographe La Dictée Océane Un jeu pour tester ses connaissances maritimes Tout savoir sur notre association Les entreprises qui nous aident Nous écrire ou nous parler