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NOUVELLES
 2013











L'abbé du diable




La Confiance



J'veux pas vous parler



La vengeance à tout prix



Une histoire de vieux loup de mer

 


Camarade



Pirat' Attak



Les voiles de la liberté



Barbarus, un pirate de légende



Coco-Rhum



La Rose Sanglante



La Buse



Mutinerie !



Manon la pépite



Naufragés

La Buse
.©

Une nouvelle de Camille LEVACHE et Samuel TAVEAU
classe de 5e à Brest
3e prix, catégorie "Collégiens 5e - 6e"

***


 

    Je naquis à Calais, le 11 février 1672. Je rêvais d'écumer les mers comme mon père, Éric Levasseur. Et vous avez reconnu mon nom, je suis Arthur Levasseur, sans me vanter. Mais revenons à l'époque où je n'étais encore qu'un adolescent, des ambitions plein la tête.

   Je venais d'hériter du bateau de mon père et bien que j'étais partagé entre l'émotion de tristesse qui m'envahissait et le sentiment de liberté qui me prenait, je larguai les amarres en direction de l'océan Indien (car j'estimais que l'océan Atlantique grouillait déjà de vieux loups de mer). Pendant des années, je semais la terreur avec mon fidèle compagnon et associé Taylor. Je manœuvrais habillement mon navire, le Victoire, armé par 36 canons et dirigé par deux cents hommes d'équipage.

   Mes tirs étaient toujours ajustés et mes attaques foudroyantes. Ce qui me vaudrait plus tard mon surnom de la Buse, un oiseau de proie rapide comme l'éclair !

    Un jour d'ailleurs, une de ces attaque faillit me priver de la moitié de mes hommes. La nuit, alors que nous fêtions la victoire de la veille (autant vous dire que nous avions un petit coup dans le nez) nous nous fîmes attaquer par des flibustiers. Sans un bruit, alors que nous étions tous saouls, un des pirates du bateau adverse monta discrètement sur le Victoire. Un de mes compagnons s'était bêtement éloigné près des barils de rhum, ivre mort. Il le prit en otage et lui enfonça son couteau dans la gorge, si fort, que j'en eus mal pour lui. Il poussa un petit gémissement puis s'écroula à terre. Mes compagnons autant étonnés les uns que les autres, se mirent à courir dans tous les sens pour aller chercher les armes. Moi, bien éméché -et j'admets que je n'adoptai pas une attitude très professionnelle- je pris un couteau et me jetai avec rage sur celui qui, quelques minutes plus tôt, avait abattu un de mes hommes.
    A ce moment, tous les autres flibustiers montèrent sur le navire. Taylor qui avait entendu les cris auparavant accourut. Nous nous regardions en sachant bien que nous pouvions mourir d'une minute à l'autre. Et là un combat sanglant commença. Je ne pus compter mais à ce moment du combat, ces monstres avaient bien tué soixante de mes hommes. De pauvres hommes qui m'avaient servi pendant des années, sans jamais me faire faux bond. Je songeais à leur femmes, qui seraient bouleversées par la nouvelle et leurs enfants. Comment aurai-je le courage de leur annoncer que leur si loyal père était mort ? Tué en plus par des lâches qui avaient profité de notre joie pour attaquer par surprise. En pensant à tout ça, je sentis la colère monter en moi.
    J’attrapai un sabre, coupai les cordes qui retenaient les grandes voiles qui m'avaient fait avancer pendant toutes ces années, elles retombèrent sur les marins d'eau douce et leur cachèrent la vue. J'en profitai pour attraper une corde que je lançai à un de mes compagnons, puis nous tirâmes le cordage qui s'écrasa sur leur torse pour ensuite les faire basculer derrière les filières. Ces bougres tombèrent à l'eau en criant. Ceux qui restaient, je les tuai froidement avec l'aide de mes compagnons, et j'en fis descendre quelques-uns aux fers.

   Après toute cette pagaille, nous fîmes un tour sur le bateau -maintenant inhabité- adverse. Dans la cale, ne s'y trouvait rien d'exceptionnel, quelques vivres, pain, vin, rhum, une cagette de fruits pourris. Dans la cabine du capitaine (d'ailleurs où est-il passé celui là ? Un de mes hommes l'a vu prendre une chaloupe et s'enfuir, sûrement de peur. Il n'ira pas loin, avec le temps qu'il fait par ici !) nous trouvâmes quelques pièces d'argent, de bronze et un perroquet, que Taylor adopta immédiatement !
   L'aube arrivait à grands pas quand nous décidâmes de reprendre le chemin, mais cette fois je décidai de faire une surprise à mes hommes en faisant escale à La Réunion, ils étaient tous heureux à l'idée de se détendre enfin. Mais le chagrin prit vite le dessus quand nous dûmes enterrer nos camarades, morts pour nous, en quelque sorte.

Le temps passa et les affaires reprirent leur cours.

Voilà vous connaissez maintenant mon histoire et une de mes aventures.



Camille LEVACHE et Samuel TAVEAU


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