Retour à l'accueil Un plan pour aller directemnt sur une page Le salon de cette année Les auteurs invités cette année Nos précédents salons Les auteurs et les livres de tous nos salons
Un coup de cœur pour un livre De courts récits maritimes Des poésies pour faire voguer nos rêves Des contes maritimes pour tous les âges L'histoire maritime du Conquet Notre concours de nouvelles et les textes sélectionnés
Les Grands Marins du monde La Dictée Océane Un jeu pour tester ses connaissances maritimes Tout savoir sur notre association Les entreprises qui nous aident Nous écrire ou nous parler
Des pages qui font aimer et respecter la mer.




NOUVELLES
 2013




L'abbé du diable



La Confiance



J'veux pas vous parler



La vengeance à tout prix



Une histoire de vieux loup de mer



Camarade



Pirat'Attak



Les voiles de la liberté



Barbarus, un pirate de légende



Coco-Rhum



La Rose Sanglante



La Buse



Mutinerie !



Manon la pépite



Naufragés

Coco-Rhum
.©

Une nouvelle de Thibault PERCHOC
11 ans, élève de sixième
1er prix, catégorie "Collégiens 6e-5e"


***

   

- « Coco-Rhum », c’est mon nom! « Coco », parce que je suis un perroquet et pas n’importe lequel, un ara bleu de Guyane, absolument superbe, par conséquent ! ... « Rhum », parce que mon pirate de maître ne boit pas que de l’eau...
- Tu t’es présenté, laisse-moi la place! On n’a que deux pages devant nous ! Tu as déjà assez lambiné... Moi, c’est « Bibi-Tonnerre-Le-Sanguinaire ». Je suis le plus cruel, le plus affreux, le plus terrifiant de tous les pirates du monde (sans exception).
- Ah bon, je croyais que tu n’avais jamais réussi à attraper une crevette, un poisson, un crabe, ou, mieux, une langouste...Tu as peur de tout ! Ah ah ah !
- Bon, assez discuté ! Va donc voir Rami le bosco, il te donnera le fameux « biscuit de bord ». Tu lui diras d’enlever les charançons... Mais, avant tout, c’est pas gratuit tout ça et le troc que je te propose, c’est que tu racontes ici mes aventures, sans mes frousses, hein ! Un biscuit contre une belle histoire à la gloire de Bibi-Tonnerre-Le-Sanguinaire. Sinon à quoi me sert un perroquet qui parle ?
- Marché conclu ! C’était dans les Caraïbes. J’étais alors un perroquet anglais, -an english parrot-.
Ta belle frégate « LA-MORT-QUI-TUE » était embusquée dans le Détroit de Floride qui est le passage obligatoire des marchands anglais vers l’Europe. Tu n’ avais pas assez de canons pour attaquer. Alors, toi, Bibi-Tonnerre-Le-Sanguinaire, qui, en plus es très malin, tu as mis au point une sacrément belle ruse...
- C’est pas mal ton histoire, ça me plait d’être malin. Continue!
- Oui j’y suis... A la lunette de marine, tu as repéré mon navire anglais chargé de richesses, loin à l’horizon. Tu as alors fait déguiser tout ton équipage avec des uniformes volés de la flotte royale anglaise. Et puis tu as abaissé les voiles.
Tout le monde lançait des appels de détresse à bord. C’était terrible de vous voir aussi désespérés! John, mon commandant d’alors me fit signe :
- Arm, arm...come on!
Je me posai sur son bras comme j’en avais l’habitude quand il voulait mon avis.
Il décida de porter secours à ces malheureux qu’il pensait anglais comme lui. Il fit alors approcher son navire. Moi, je pensais aussi que c’était une bonne idée d’aller sauver ces malheureux compatriotes.
- Et alors ? Raconte, raconte...
- J’y viens... Donc on approche et à ce moment, surprise, Bibi Tonnerre fait envoyer quelques coups de canons assourdissants (c’est pas pour rien qu’on l’appelle comme ça !)...
Nous, les vrais Anglais nous sommes carrément surpris ! Nous ne comprenons pas tout de suite ce qui se passe. Moi, j’en ai les plumes roussies.
- Ne ramène pas tout à toi, c’est de moi que tu dois parler!
- Alors c’est l’abordage... Bibi et ses hommes poussent des cris effrayants, ils jettent des grappins qui s’accrochent à la coque du bateau ennemi. Bibi-Le-Hardi saute le premier le long d’un cordage. La bataille commence. Elle est féroce: Bibi lance une bouteille pleine de poudre à canon sur les vrais Anglais, puis il se faufile entre eux, caché par un écran de fumée puante -du soufre qu’il a enflammé-. Rien ne lui fait peur !
- C’est ça, bien vu !
- Ses deux pistolets à silex et son sabre font des balafres et des blessures terribles... Moi j’observe du haut du mât de misaine, et je vois mon commandant John, transpercé par un sabre, tomber raide-mort. Alors je crie de toute ma voix de perroquet atterré: «Arm, Arm !» car je viens de comprendre que plus jamais son bras ne me servira de perchoir. Et au même moment Bibi m’entend, ou plutôt il entend « arme, arme ! ». Il se retourne et découvre une arme pointée vers lui et il l’évite de justesse en pourfendant l’ennemi téméraire... Ouf, c’ était pas loin ! Bibi est sauvé.
Du coup, le voilà qui pense que je lui ai sauvé la vie...
Il m’adopte, me dit qu’il est merveilleux, raconte que je suis étonnant, me gave de biscuits... et moi je raconte ses histoires un petit peu améliorées...
- Deux faux amis franco-anglais nous ont rendus vrais amis : un perroquet bavard et un pirate pas froussard.


Thibault PERCHOC


Retour à l'accueil Plan du site Notre salon de cette année Les auteurs invités cette année Nos salons précédents Les auteurs et les livres de tous nos salons
Un coup de cœur pour un livre De courts récits maritimes Des poèmes pour faire voguer nos rêves Des contes pour tous les âges L'histoire maritime du Conquet Les meilleures nouvelles sélectionnées
Le Club d'Orthographe La Dictée Océane Un jeu pour tester ses connaissances maritimes Tout savoir sur notre association Les entreprises qui nous aident Nous écrire ou nous parler