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LA  MER
EN
POEMES
























L'auteur :

Georges Tanneau


°1937 - +2013


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Sur la peau du diable ©

Une chanson écrite par
Georges Tanneau.



Méprisés par leurs semblables,
Ils ont fui le vieux pays.
Ils étaient bien misérables
Avant d’échouer ici ;
Autant dire pauvres hères,
Autant dire mendigots.
Ici, au bout de la terre,
Sont devenus : matelots !
Oh, oh, oh, oh, oh,
Sont devenus : matelots !

N’étant point propriétaires
Si ce n’est d’un balluchon,
N’avaient droit que de se taire
Et de glaner aux moissons.
On aurait dit que les riches
Les chassaient comme des poux
Vers la lande encore en friche,
La palud¹ et les cailloux.
Oh, oh, oh, oh, oh,
La palud et les cailloux.

Poursuivis par la famine,
De Beuzec à Lababan,
Ont appris que la sardine
Brillait comme de l’argent,
Brillait comme fait la lune
En plongeant dans l’Océan.
Que de rêves de fortune
Ont poussé nos grands parents ?
Oh, oh, oh, oh, oh,
Ont poussé nos grands parents ?

Ils dormaient dessus la plage,
Se serraient dans leurs bateaux,
Sous la voile en cabanage,²
Capot braz³ dessus le dos.
Et leur vie ce fut la pêche,
Parfois loin de la maison,
Masure de pierres sèches
Sentant l’huile de poisson.
Oh, oh, oh, oh, oh,
Sentant l’huile de poisson.


 Voiles en cabanage
Voiles en cabanage. Huile sur toile de Johanson, vers 1870.

Ici, sur la peau du diable,
Ont fait naître des hameaux
En fertilisant le sable
De sueur et de sanglots.
Ils étaient de pauvres hères,
Sont devenus matelots
Non par choix, mais par misère,
Non par amour des grands flots !
Oh, oh, oh, oh, oh,
Non par amour des grands flots !

Que de larmes de souffrance,
Que d’embruns au fond des yeux
Dans ce bleu de l’espérance
Cher à Mathurin Méheut.4
Ils venaient des vieilles terres
De Plovan et de Beuzec.
Ils ont creusé dans la pierre
Et construit : … Le Guilvinec !…


Tri du poisson au Guilvinec


                                                                                                                            Georges Tanneau, juillet 1992


1- Palud  ou palus : marais. Se dit au féminin comme au masculin. (v. Sainte-Anne-de-la-Palud)

2- Pour passer la nuit à l’abri, les marins-pêcheurs étendaient la voile sur le mât abaissé.

3- Le capot braz était une sorte de grand manteau, cousu dans de la toile à voile. Le marin s’y enveloppait pour dormir sur le pont de son bateau.

4- Ce peintre a souvent représenté les marins du pays Bigouden dans des dominantes bleues.

Voir aussi, du même auteur, le document historique "La sardine".

Pour plus de renseignements sur les pêcheurs
et la pêche au Guilvinec, cliquer ici


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