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GRANDS  MARINS
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Les Phéniciens de Néchao II
( vers  -600 )




Le périple d'Hannon
( vers  -460 )



Néarque
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Pythéas
( vers  -300 )



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( 1371 - 1435 )



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( 1454 - 1512 )



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( 1469 - 1524 )



Gonneville
( vers 1470 - ? )



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( 1650 - 1702 )



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( 1679 - 1740 )



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( 1681 - 1741 )



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( 1729 - 1788 )



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( 1741 - 1788 )



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( 1772 - 1849 )



Robert Surcouf
( 1773 - 1827 )



John Franklin
( 1786 - 1847 )



Dumont d'Urville
( 1790 - 1842 )



Emile de Bray
( 1829 - 1879 )



Joshua Slocum
( 1844 - 1909 )



Emile Guépratte
( 1856 - 1939 )



Jean-Baptiste Charcot
( 1867 - 1936 )



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( 1893 - 1941 )



Marcel Bardiaux
( 1910 - 2000 )



Thor Heyerdahl
( 1914 - 2002 )



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( 1920 - 2009 )



Annie Van de Wiele
( 1922 - 2009 )




Eric Tabarly
( 1931 - 1998 )






   
   

John Franklin©
1786 - 1847


par Michel RIVIERE

   John Franklin, officier de la Royal Navy, participa à 4 missions d’exploration dans les régions arctiques ; en mai 1845 il partit pour découvrir  le Passage du Nord-Ouest, rencontra des baleiniers en juillet dans la baie de Baffin puis ne donna plus signe de vie ; il doit aussi sa notoriété aux nombreuses recherches entreprises pour le retrouver, lui, son équipage et les 2 navires dont la disparition demeure l’un des plus grands mystères maritimes.

John Franklin

    Il naquit en 1786 à Spilsby dans le Lincolnshire ; attiré par la mer et passionné de sciences naturelles, il fit un voyage d’essai sur un navire marchand avant de s’engager à quatorze ans dans la Royal Navy ; il participa à la bataille de Copenhague en 1801, opposant les Anglais aux Norvégiens et aux Danois. La même année, en tant que midship (aspirant), il accompagna son oncle Matthew Flinders pour reconnaître une partie du littoral de la Nouvelle-Hollande (Australie.) Il apprit, auprès de lui, à faire des levés et à établir des cartes marines ; il alla à Canton, combattit les Français en 1804 à Pulo Aura en mer de Chine. En 1805 il participa à la bataille de Trafalgar sur le Bellérophon, à bord duquel il était chargé de la signalisation. Il fut promu lieutenant en 1808, prit part quatre ans durant au blocus de la mer du Nord, fut blessé à la Nouvelle-Orléans en 1815, avant d’être mis en demi-solde pendant plus de deux ans.

LE SPITZBERG  avril - octobre 1818.

   Pour gagner la Chine et ses richesses, les Européens essayaient, depuis le XVe siècle, de trouver une route maritime plus rapide que celles du Cap de Bonne Espérance et du Cap Horn. Cette voie qui relie l’océan l’Atlantique au Pacifique par l’Arctique canadien et qu’on appelle Passage du Nord-Ouest, John Barrow, secrétaire de l’Amirauté britannique, en relança la recherche au début du XIXe siècle. Les états de service de Franklin lui valurent d’être recruté pour une expédition et en 1818, à la tête d’un brick, il seconda David Buchan pour gagner la Sibérie par le pôle nord et sa mer polaire ouverte. Bloqués par le pack près du Spitzberg, ils s’en retournèrent après avoir atteint 80º 37’ de latitude nord.


Un campement de John Franklin
Halte dans la forêt en hiver
par George Back, officier, membre de l'expédition, mars 1820.


Akaïtcho et son fils
Le chef indien Akaïtcho et son fils
par Robert Hood, officier, membre de l'expédition.
L'EXPEDITION COPPERMINE   1819 -1822.

    En 1819, assisté de trois officiers et d’une ordonnance, Franklin dirigea une expédition terrestre sur la côte du Grand Nord canadien à l’est de la rivière Coppermine.
   Il débarqua en août à York Factory dans la baie d’Hudson, traversa sur des canoës maints canaux, lacs et rivières, remonta de dangereux rapides, frôla la mort plus d’une fois ; il parvint en octobre à Cumberland House fort du Saskatchewan qu’il quitta en janvier 1820  avec des traîneaux, des chiens, des conducteurs fournis par les Compagnies de traite de fourrure, la Compagnie de la Baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest.
   Ayant abandonné les tentes trop lourdes, le groupe dormit à la belle étoile, souffrit du froid, de la faim et du poids des raquettes. Il rallia le fort Chipewyan en mai puis le fort Providence en juillet où Franklin recruta Akaitcho, le chef indien des Yellowknives (couteaux jaunes) et 9 de ses hommes pour servir de guides et de chasseurs ; ils furent 26, Anglais, Amérindiens, trappeurs « canadiens français » dont 2 interprètes à se diriger vers le lac Winter auprès duquel en août 1820 ils édifièrent une « cabane » appelée fort Enterprise.
   L’hiver y fut terrible avec des températures de -50°. Les arbres, gelés, étaient « plus difficiles à couper que la pierre », les vivres manquaient, Franklin lisait des livres religieux. Il descendit la Coppermine River en juillet 1821. Les Indiens, craignant les représailles des Esquimaux ainsi que les interprètes en désaccord firent bientôt défection.
Franklin cartographia la côte mais ne put atteindre la baie Repulse comme prévu pour rejoindre Parry qui devait venir par la mer ; le 22 août, faute de nourriture, il donna l’ordre du retour en un lieu de la péninsule de Kent qu’il appela cap Turnagain (demi-tour). Les canoës étant endommagés, les hommes durent marcher et furent réduits à manger de nauséabondes et indigestes tripes de roche la viande humaine pour du loup. (lichens), de vieilles peaux de gibier bouillies et même des souliers. Franklin y gagnera le surnom de « l’homme qui mangea ses bottes ». On abattit un guide accusé d’avoir tué plusieurs hommes et d’avoir fait passer de la viande humaine pour du loup.

   Barren Grounds
Le Barren Grounds le  16 septembre,  partie traversant les Badlands à l'est de la rivière Coppermine.
"Récit d'un voyage dans les rives de la mer polaire dans les années 1819-1822",
Londres. John Murray.
Ouvrage initialement publié par John Franklin (1823).
Gravure d'Edward Finden (1791-1857) d'après la peinture de George Back (1796-1878).

Onze hommes moururent de faim et de froid, les autres furent sauvés par les Indiens. Le nombre de chasseurs et de guides, le ravitaillement promis par les Compagnies rivales avaient été insuffisants. Certains notèrent qu’à peine 800 km de côtes avaient été cartographiés pour un périple de 9000 km et reprochèrent aussi à Franklin les pertes humaines, son manque de concertation, son inadaptation au climat, son désarroi devant l’imprévu. On n’en tint pas compte, on le considéra comme un héros ; en 1822, dès son retour, on le nomma post captain (capitaine de vaisseau). En 1823, il publia sa relation de voyage.


Carte de la première expédition de John Franklin

LE MACKENZIE 1825-1827.
   Pressenti pour diriger une nouvelle exploration, Franklin prit la précaution d’envoyer au Canada en 1824 une grande quantité de provisions et 3 embarcations construites spécialement ; il pouvait compter sur l’aide des Compagnies qui avaient fusionné. Il partit de Londres en février 1825, gagna New-York puis le fort Franklin construit près du grand lac des Ours où il passa l’hiver. En juin 1826 le groupe descendit le fleuve Mackenzie puis se scinda en deux. Avec Back et 14 hommes il longea la côte à l’ouest de l’estuaire, rencontra des Esquimaux hostiles, reconnut une rivière de l’Alaska alors possession russe mais les brouillards, les glaces mouvantes et le froid l’obligèrent à faire demi-tour ; un deuxième groupe conduit par Richardson, parti vers l’est, atteignit la rivière Coppermine. A eux deux ils parcoururent 8000 kilomètres, Franklin cartographiant 950 kilomètres de côtes nouvelles et Richardson 1600. Ils furent de retour à Liverpool en septembre 1827 avec de précieuses collections d’histoire naturelle. L’année suivante Franklin publia le récit de son voyage et convola en secondes noces. Il fut anobli en 1829. De nombreuses sociétés savantes lui décernèrent d’honorifiques distinctions.

Carte de la seconde expédition de John Franklin


GOUVERNEUR DE TASMANIE 1837-1844.

    De 1831 à 1834,  Sir John Franklin commanda une frégate en Méditerranée pour surveiller les côtes de la Grèce indépendante depuis peu. En 1836 il fut nommé lieutenant-gouverneur de la Terre de Van Diemen (Tasmanie) qui avait été débarrassée des aborigènes par son prédécesseur ; les convicts (condamnés déportés) représentaient 45 % de la population ; inexpérimenté mais plein de bonne volonté et d’idéaux humanitaires, aidé par son épouse Jane, il lutta contre la corruption, créa un collège et un établissement destiné à la vulgarisation des sciences naturelles, mais il se heurta à des clans et fut destitué en 1843… en ayant gagné l’estime d’un grand nombre de colons et de convicts.


DERNIERE EXPEDITION 1845-1847.

    L’Amirauté organisa une nouvelle expédition pour découvrir le Passage : en mai 1845 deux bombardes prestigieuses qui venaient de faire leurs preuves en Antarctique quittèrent la Tamise, le HMS Erebus de 378 tonneaux commandé par Franklin et le HMS Terror de 331 tonneaux sous les ordres du capitaine Crozier. Elles avaient été dotées des dernières innovations technologiques : un moteur à vapeur (de locomotive) à utiliser en cas de difficultés permettait d’atteindre une vitesse de 4 nœuds à l’heure (7,4 km/h), des plaques d’acier renforçaient l’étrave pour résister à la pression des glaces, 5 épaisseurs de bois dont une en bouleau du Canada isolaient les flancs, les cabines des officiers étaient chauffées par de l’eau chaude circulant dans des tuyaux.

Le navire Erebus
L'Erebus

    Les navires et un tender emportaient des provisions pour trois ans minimum dont 62 tonnes de farine, 17 600 litres d’alcool, 8000 boîtes de conserves de viande, de soupe et de légumes, du pemmican, 4200 kg de citronnade pour lutter contre le scorbut, 3215 kg de tabac, 1069 kg de thé. Chaque navire avait sa bibliothèque de plus de 1200 livres, du matériel éducatif et un orgue. De la vaisselle en porcelaine, des couverts en argent, des verres de cristal avaient été embarqués mais les chaussures, les vêtements et les couvertures n’étaient pas adaptés au climat polaire ! Franklin fit célébrer l’office deux fois par jour. Au Groënland, on transborda la cargaison du tender, notamment 10 bœufs qu’on abattit, et le ravitailleur s’en retourna avec des marins défaillants, l’équipage (29 ans de moyenne d’âge) passa de 134 à 129 membres  dont 24 officiers et deux maîtres-glaces chargés de surveiller la banquise (épaisseur et mouvements). Le 26 juillet 1845 Franklin s’entretint avec un capitaine de baleiniers dans la baie de Baffin puis, malgré la menace d’une banquise précoce, il partit pour se frayer un passage dans le dédale des îles arctiques où il disparut à jamais.


Carte de la dernière expédition de John Franflin

LES RECHERCHES

    En 1848, sans nouvelles depuis bientôt 3 ans, l’Amirauté commença les recherches. Elle offrit une prime de 10000 livres à qui trouverait les bateaux et une de 20000 à qui découvrirait l‘explorateur (le salaire annuel de Franklin en Tasmanie se montait à 2500 livres). Jane Griffin, son épouse, ajouta 5000 livres. Elle dépensera toute sa fortune à armer des navires de secours et remuera ciel et terre avec une volonté qui fera l’admiration du monde entier. La Compagnie de la baie d’Hudson, des mécènes privés, des souscriptions publiques financèrent aussi des expéditions. De 1848 à 1859 leur nombre s’éleva à 52 dont 6 par voie de terre. Tous les moyens furent bons pour prévenir les naufragés comme placer des messages sur les colliers dont on avait muni des renards blancs capturés ou dans des tonneaux largués au large. En 1850, sur l’île de Beechey, on trouva les tombes de trois marins. L’Amirauté avait toujours l’espoir de retrouver Franklin vivant : en 1852 elle l’éleva au grade de rear-admiral (contre-amiral). Deux ans plus tard le docteur John Rae racheta à des Inuit  un plat d’argent portant le nom de Franklin, des couverts aux initiales des marins et d’autres objets de l’expédition ; ils avaient été trouvés  non loin  de la rivière Back près des cadavres éparpillés d’une trentaine d’hommes blancs, certains corps avaient été découpés au couteau et des récipients contenaient des restes humains. Il n’y avait pas eu de survivants. 

    L’Amirauté, qui avait dépensé 675000 livres soit environ 2,5 millions d’euros pour rechercher l’équipage et qui l’avait officiellement porté disparu quelques mois plus tôt, n’admit pas que des Anglais aient pu devenir des cannibales. Charles Dickens et l’Angleterre bien-pensante victorienne s’indignèrent violemment et accusèrent les Inuit ces « sauvages traîtres, cupides et cruels» d’avoir tué et mangé les Anglais. En 1859  un cylindre de métal contenant deux messages  fut trouvé dans un cairn de l’île du Roi-Guillaume : celui de mai 1847 précisait l’itinéraire suivi et affirmait que tout allait bien, l’autre d’avril 1848, signé des capitaines Crozier et FitzJames,  mentionnait que les navires bloqués par les glaces venaient d’être abandonnés, que John Franklin était mort le 11 juin 1847, que le total des morts s’élevait à 24 et que les 105 survivants s’apprêtaient à partir le lendemain vers la rivière Back (dans l’actuel Nunavut).

   Les recherches connurent des pertes en hommes et en navires mais  elles permirent de  reconnaître la quasi-totalité des îles du Grand Nord. Au début des années 1980, s’appuyant sur des techniques médico-légales, Owen Beattie, professeur d'anthropologie, examina des os récupérés sur l’île du Roi-Guillaume : ils présentaient des marques de lames attestant la pratique du cannibalisme. Les Anglais s’étaient bien entre-dévorés ! Il fit des prélèvements d’os, de peau, de cheveux et d’ongles sur un des marins de l’île Beechey. Il nota une quantité élevée de plomb ; il l’attribua aux boîtes de conserve. Fabriquées dans l’urgence, elles avaient été mal soudées au plomb « qui avait coulé à l'intérieur comme de la cire fondue » Il conclut que l’équipage était mort de saturnisme mais aussi de froid, de faim, de fatigue, de maladie (tuberculose, pneumonie, scorbut). En 1992, 1993, 1994, 11 squelettes trouvés sur l’île du Roi Guillaume présentaient, eux aussi, une teneur en plomb élevée et des traces de dépeçage, confirmation que les Anglais s’étaient entre-dévorés. Selon des études récentes, l’intoxication par le plomb serait due aussi au système de désalinisation de l’eau de mer (le moteur consommait 1 tonne d’eau douce par heure). Un équipage inexpérimenté - seuls Franklin, Crozier et les deux maîtres-glaces avaient eu une expérience de l’Arctique - des équipements vestimentaires inadaptés, des erreurs de navigation dues peut-être à des cartes erronées expliquent aussi cette tragédie. 

    Entre 1903 et 1906, c’est Amundsen, grand admirateur de Franklin qui, sur un cotre de 47 tonneaux et avec un équipage de 6 hommes, sera le premier à « faire » le Passage.

Lire aussi sur ce site la notice concernant le Breton Emile de Bray qui se mit au service de la Royal Navy pour rechercher des traces de la dernière expédition de Franklin.

L'Investigator aux prises avec le pack

L'Investigator, navire de secours, dans le pack le 8 octobre 1850. Lithographie du lieutenant S.Gurney Cresswell, 1854.

Quelques reliques de la dernière expédition de John Franklin
Reliques de la dernière expédition,
trouvées et achetées aux Inuits par le Dr Rae.
Croquis de Walter William May, Londres, 1855.



    Outre les romanciers et les historiens, Franklin a inspiré de nombreux artistes, poètes, peintres, musiciens ou sculpteurs. Au Canada il représente une sorte de mythe national. Il est, avec Vancouver, celui qui a cartographié le plus de kilomètres de côtes canadiennes. Une chanson en son honneur est devenue l’hymne officieux du pays qui attache un grand prix à poursuivre les recherches, qui considère le Passage comme sien, d’autant qu’il revêt un indéniable intérêt stratégique : pour aller de Rotterdam à Tokyo il faut parcourir 23300 km par le canal de Panama, 21100 km par le canal de Suez et 15900 km par le Nord-Ouest. La fonte des glaces le rendra navigable toute l’année. De plus, la présence de pétrole dans les fonds sous-marins attise les convoitises et de nombreux pays, Etats-Unis et Russie en tête, considèrent que le Passage se trouve dans les eaux internationales. En 2010, l’épave de l’Investigator, navire prisonnier des glaces en 1851 a été repérée dans 11 mètres d’eau au nord de l’île de Banks dans la baie de Mercy. Sa fouille est prévue. Les expéditions se succèdent pour localiser l’Erebus et le Terror avec des magnétomètres et des sonars. En août 2011 un sous-marin autonome de haute technicité devait entrer en action à l’ouest de l’île du Roi-Guillaume. Quant au pieux amiral on ne sait s’il fut inhumé ou s’il fut confié à la mer.

Michel RIVIERE   

BIBLIOGRAPHIE

FRANKLIN (John).- Narrative of a Journey to the shores of the Polar Sea in the Years 1819, 20, 21 and 22 .Londres 1823 ( réimpr Londres, Conway Maritime Press, 2000.)

FRANKLIN (John).- Narrative of a second expedition to the shores of the polar sea in the years 1825,1826 and 1827. Londres, 1828 (Réimpr Edmonton 1971)

   
EN SAVOIR PLUS

La recherche de l'expédition de John Franklin par Alain Fillion
Editions du Félin 2007
L'expédition de John Franklin par Christa-Maria Zimmermann
Ed. Bayard Jeunesse 2007
L'expédition de John Franklin par an
Ed. Robert Laffont 2008

Ed. Fayard 2009

Roman. Ed. Alto, Québec 2009

Ed. La Table Ronde 2011

Roman. Ed. Folio 2005

Bertrand Imbert. Ed. Gallimard Découvertes 1987
En anglais :

Ed. Faber & Faber  2009

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