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Des pages qui font aimer et respecter la mer.


Guillaume et l'ormeau magique ©
Un conte de Noël  imaginé et écrit par Mireille SENILLE-GUTEL


 


 

     ─ Quelle merveilleuse journée de décembre ! s’écria le père de Guillaume. Nous sommes à quelques jours de Noël et le soleil resplendit comme en été ! La plage et la mer ne sont que pour nous ! Nous sommes les rois de l’océan ! Vite Guillaume, profitons-en pour trouver le fabuleux trésor de Jean BEMBOIS, ce fameux pirate sanguinaire qui fit des ravages sur notre belle côte du Finistère ! Je suis certain qu’il est enfoui quelque part dans le sable ou sous un de ces rochers… J’en mettrais ma main à couper !!! Euh... non, réflexion faite, je ne vais parier qu’un euro… je n’ai pas envie de ressembler à Stan le forban !

     ─ Ah oui ! s’esclaffa Guillaume, Stan le forban, le fameux corsaire au crochet d’acier qui trône au centre du Conquet ! Il ne fait peur qu’aux mouettes et aux goélands, ce brigand en résine !

     Le jeune garçon se mit à rire devant la gaieté de son père qui semblait être transporté dans son enfance. Il était intarissable quand il s’agissait de raconter les grandes heures de la flibuste dont il était passionné. Il joignait souvent les gestes à la parole lorsqu’il décrivait notamment des scènes d’abordages, pendant lesquelles les malandrins s’écorchaient vifs à coups de sabre, haut et clair !

     « A l’abordage » ! entendait-on souvent à travers la maison. Ses envolées lyriques étaient accompagnées de grands moulinets. Le père de Guillaume brassait l’air au-dessus de sa tête et sautait partout jusque dans le jardin !

     Popy le labrador se joignait immanquablement à la danse de ce Capitaine Haddock improvisé et plus vrai que nature. Habitué à ces accès joyeux et délirants, il prenait un malin plaisir à le poursuivre de toute la vélocité de ses pattes afin de tenter de mordiller les jambes de son maître, en aboyant sans relâche, au grand désespoir de Marie, la mère de Guillaume qui, elle, n’aspirait qu’au calme et à la tranquillité mais aussi au confort des voisins !

     Cependant ces derniers étaient complices de ce spectacle on ne peut plus original et venaient se presser à leurs clôtures respectives pour assister à la scène digne de celle d’un théâtre et participer en riant de bon cœur aux assauts imaginaires de cet officier de marine d’un autre temps.

      ─ Allez Moussaillon, continua-t-il en affichant un air sérieux. Cherchons le fameux butin ! Et trouvons-le, surtout !

     Guillaume ne pouvait pas se retenir de rire et finissait toujours par rejoindre son père dans ses délirantes aventures mythiques. Mais qui donc était l’enfant ?

     Le monde marchait à l’envers !

     Guillaume emboîta le pas à son père et se mit à chercher, non pas le fantastique et imaginire magot mais plutôt de jolis coquillages pour sa collection !

     Après avoir escaladé quelques rochers, sauté dans des mares d’eau abandonnées par l’océan retiré, Guillaume prit tout à coup conscience qu’il n’entendait plus son père. Le silence avait repris son droit sur cette jolie plage. Même la mer se faisait discrète…

     Il se retourna et vit son père qui se tenait droit comme un « i », la tête légèrement baissée, regardant fixement un objet qu’il tenait dans le creux de sa main. Il ne bougeait pas, comme pétrifié devant la « chose » découverte.

     Intrigué, Guillaume fit demi tour et se dépêcha de rejoindre son père, littéralement statufié devant son étrange trouvaille.

     ─ Papa ! Papa ! Que se passe-t-il ? interrogea-t-il  en tirant sur la manche du blouson paternel. Qu’est ce qu’il y a ? Dis moi ! Qu’as- tu trouvé ?

     Au bout de quelques secondes, qui parurent très longues à Guillaume, son père prit enfin la parole en employant un ton monocorde et en cherchant ses mots :

     ─ Re… Regarde ce que je viens de débusquer dans une faille de ce rocher obstruée par des galets…

     ─ Le trésor de Jean BEMBOIS ? s’écria Guillaume soudain très excité, et il faut le dire plutôt rassuré de voir que son père avait recouvré ses esprits.

      ─ Pour une fois je suis sérieux, fiston… regarde ça.

     Surpris par la réponse de son père, Guillaume se pencha et écarquilla les yeux sur la main ouverte au creux de laquelle se tenait une coquille d’ormeau aux nuances vivement colorées, merveilleuses et étonnantes. Elle scintillait de toute part comme s’il elle était vivante, recouverte d’une nacre aux reflets resplendissants. A l’extrémité de la coquille, la nature avait dessiné une jolie petite étoile aux contours noirs. Cette particularité étonna fort les deux chercheurs de trésors. 

      ─ En général, Guillaume, l’ormeau prend la couleur du rocher où il se trouve pour se fondre dans son environnement. Mais dans le cas présent il s’agit plutôt d’un magnifique bijou dont la provenance est des plus mystérieuses ! affirma doucement le père du jeune garçon, d’un air quelque peu soupçonneux, regardant alentour comme si quelqu‘un épiait leurs faits et gestes.

     Il fallait bien avouer que les reflets dont la coquille se parait étaient des plus surprenants et cette figure géométrique était d’une pureté symétrique sans égale. Un artisan des plus doués n’aurait pas réussi une si belle prouesse graphique.

     Le père de Guillaume sortit enfin de sa léthargie, plongea son autre main dans sa poche et en sortit un sac plastique banalement imprimé de l’effigie d’un supermarché. Il y fourra le surprenant coquillage et, se tournant vers son fils, lui enjoignit de le suivre.

     ─ Allez Guillaume, rentrons à la maison, il se fait tard maintenant. Maman va s’inquiéter et puis il commence à faire un peu froid sans compter que le ciel s’assombrit sérieusement.

*

      ─ Maman ! Maman ! Viens vite voir ce que Papa a trouvé !

     Occupée à préparer des crêpes pour le dîner, Marie reposa prudemment sa poêle sur la plaque chauffante et scruta le fond du sac tendu.

      ─ Oh !!! Quelle merveille ! s’exclama-t-elle.

     Elle prit la coquille d’ormeau étincelant dans ses mains jointes en forme de coupe pour accueillir l’objet avec toute la délicatesse qu’il méritait.

      ─ Quelle splendeur ! s’exalta-t-elle encore. C’est un véritable joyau !

     Elle s’approcha de la fenêtre, scruta avec attention cette merveille créée par la nature. A l’instar de son mari et de son fils, elle n’en revenait pas. Ses yeux ne pouvaient plus se détacher de l’ormeau étoilé. Elle aussi restait subjuguée par une si étonnante beauté.

      ─ Maman ! Maman ! La crêpe ! Vite ! Elle brûle !!!

     Marie se reprit, posa le coquillage avec précaution et dégagea prestement la poêle en détresse !

      ─ Oh ! Quelle bécasse je fais, j’aurais pu faire attention ! Mais votre découverte m’a distraite et me fait faire des bêtises. Mais au fait, Guillaume, où est papa ? Je ne l’ai même pas vu rentrer !

     Guillaume trouva son père dans la bibliothèque, plongé dans une énorme et vieille encyclopédie dans laquelle il paraissait littéralement enfoui.

      ─ Si ce livre pouvait avaler ta tête, papa, il le ferait sûrement ! fit Guillaume en souriant, tant l’attitude de son père était comique. Il ne pouvait pas mieux décrire la scène !

     Eberlué, semblant appartenir à un autre monde le père de Guillaume considéra  béatement son fils et lui présenta la couverture de l’ouvrage. Le titre révélait en lettres d’or :

« Grimoire féérique de Prigonrias, le vieil alchimiste »

      ─ Regarde Guillaume, et lis. Vois ce que nous avons trouvé…

     Le jeune garçon saisit le manuscrit ancestral des deux mains et fut surpris pas son poids. C’était incompréhensible. Le manuscrit était léger, presque aérien, alors qu’il était extrêmement épais et relié par une couverture en vieux cuir tanné, une couverture brune ornée de ferronneries patinées par le temps.

     Sans que Guillaume ne cherchât à ouvrir le précieux recueil, celui ci se déploya par enchantement. Une main invisible tourna les pages jaunies avant de s’arrêter à un folio bien précis.

     Abasourdi, Guillaume écarquilla les yeux et découvrit sur la page antique un magnifique dessin représentant un ormeau nacré décoré d’une petite étoile, parfaite, un dessin en tous points identique à leur découverte. Sous celui-ci, un texte richement enluminé et écrit par une main experte s’étalait avec de vives couleurs et des enjolivures de toute splendeur.

     Guillaume leva son regard vers son père qui avait du mal à reprendre ses esprits. Il s’assit sans même s’en rendre compte, baissa à nouveau les yeux sur l’œuvre et parcourut les lignes qui semblaient danser.

    "Moi, Prigonrias vieil alchimiste devant l’Être Puissant, j’ai découvert par un quelconque hermétisme divin, au fond de mon creuset un ormeau magique gravé de l’étoile suivie par les Mages jusqu’à la Caverne de l’Enfant-Roi.
    Ô, toi, qui es en possession du savoir des Mages, prends bien soin de cet ormeau. Il t’apportera bonheur, protection et longue vie.

     Crois en Prigonrias le vieil alchimiste, dans sa  grande sagesse et sa bonté."

      ─ A table ! claironna Marie … les crêpes sont prêtes ! Venez les gourmands !

     Brutalement extirpés de leur léthargie par cette injonction joyeuse Guillaume et son père se regardèrent. Ils restèrent les bras ballants lorsque le livre se referma de lui-même, comme effrayé à l’idée d’être découvert par la maîtresse de maison. Il flotta un bref instant dans les airs et alla se ranger doucement dans la bibliothèque, reprenant sa place initiale entre deux autres ouvrages, l’un relatant l’histoire de France au Moyen Âge et l’autre étant un précis relatif à la discipline alchimique...

      ─ Sais-tu, Guillaume, que ce très antique recueil appartenait à mon arrière-grand-père Alphonse, qui le tenait lui-même de ses ancêtres ? Il n‘y a que très peu de temps que j’ai pris connaissance de ces écrits. La page sur laquelle est décrit ce fameux ormeau m’a particulièrement intrigué. C’est pour cela que je me suis précipité dans la bibliothèque aussi rapidement, car cela me paraissait curieux. Notre « trésor » relève du miraculeux ! Ce livre est magique, n’en doute pas !

     Guillaume n’eut pas le loisir de réagir à cette explication.

      ─ Mais enfin que faites-vous tous les deux dans la bibliothèque ? On ne vous entend même plus…Vous avez rencontré un fantôme ? plaisanta la mère de Guillaume.

      Elle ne croyait pas si bien dire !

      ─ Viens vite fiston, allons rejoindre maman… Mais chut ! Pas un mot de tout cela, promis ?

     Guillaume acquiesça.

      ─ Nous en reparlerons tout à l’heure avant de nous coucher, d’accord ?

      ─ D’accord Papa, c’est notre secret à tous les deux…

     Le dîner se déroula dans la joie et la bonne humeur. Les deux complices eurent cependant un peu de mal pour ne rien laisser paraître de leur trouble. Ils durent se forcer et cependant y parvinrent, comme aidés par une force sereine et inconnue.

      ─ Maman, tu es la reine des galettes ! s’écria Guillaume, enthousiaste.

      ─ J’avoue que tu ne te défends pas trop mal, renchérit son époux, ironique. Elles ont un léger défaut pourtant !

      ─ Ah bon ? fit semblant de s’inquiéter Marie, peu surprise car subodorant la raison invoquée mais entrant dans leur jeu. J’ai oublié un ingrédient ? Elles sont trop cuites ? Elles manquent de sel ? La farine n’est pas bonne ? Vous auriez préféré qu’elles soient carrées plutôt que rondes ?

     Guillaume pouffa. Il imagina dans son assiette, une belle galette en forme de carré parfait recouvert d'autres petits carrés alignés, un en chocolat blanc et un autre en chocolat noir alternativement. Ainsi sa crêpe devenait un damier.

      ─ Non, elles sont parfaites, la rassura son mari. Sauf qu’elles ont quand même un goût de « trop peu », tout simplement !

      La soirée s’étira doucement. Sitôt sorti de table Guillaume mit une dernière touche à son sapin lumineux qu’il bichonnait. Il rajouta ici et là quelques boules et des guirlandes. Il plaça les Rois Mages dans la crèche. Il pensa alors au vieil alchimiste et à ses prédictions quant à l’étoile suivie par Balthazar, Melchior et Gaspar .

     Noël approchait à grands pas.

      ─ C’est le moment d’aller se coucher ! Demain, il y a école Guillaume ! Hé oui, ce n’est pas encore tout à fait les vacances ! Prépare-toi et je viendrai te border, dit Marie.

      Le garçonnet s’exécuta et son père lui emboîta le pas.

     Entre sa douche et le brossage de ses dents, Guillaume écoutait son père lui donner ses recommandations à voix feutrée afin de ne pas se faire entendre de Marie.

      ─ Pour cette nuit, tu gardes l’ormeau magique sur ta table de chevet, Guillaume. Demain, j’aviserais et je verrais ce que nous pourrons en faire. Je vais essayer de me renseigner sur ce coquillage. Il y a quand même des faits plus que troublants. Je dois mener mon enquête !

      ─ Oh oui Papa , laisse le moi pour cette nuit. Peut être que Prigonrias viendra me raconter des histoires…

      ─ Oui , oui c’est cela… Nous avions déjà Saint-Nicolas et le Père Noël. Maintenant nous devons compter avec un vieil  alchimiste qui va venir cette nuit pour te raconter des histoires et te déposer des coquillages en chocolat ! supposa-t-il en souriant. On aura tout vu ! Allez ! Je te souhaite de passer une bonne nuit mon fils chéri, dors bien et fais de beaux rêves ! Maman va venir te border comme promis. A demain, dit-il d’un ton chantant, lui adressant un clin d’œil appuyé et tendre.

     Quelques minutes plus tard, Marie s’asseyait au bord du lit et se penchait doucement vers le visage de Guillaume. Un ultime baiser déposé sur sa joue était le sacro-saint rituel du soir qui lui permettait de mettre un terme affectueux à la journée passée. Le « bonne nuit, mon cœur » de Maman, était le sésame nécessaire à l’ouverture de la porte des songes.

    Guillaume lui rendit son sourire et à son tour embrassa tendrement sa mère, les bras autour de son cou en un ultime câlin. En quelques secondes ses paupières étaient devenues lourdes et il ne put réprimer un long bâillement.

     Un, deux, tr…

     Guillaume s’endormit.

 
 

      Guillaume n’avait pas besoin de réveil comme tant d’autres enfants. Chaque matin de la semaine, son horloge interne faisait son office et il se réveillait invariablement à 7 heures.

     En ce lundi, Guillaume se frotta les yeux et s’étira doucement. Il se plia en position fœtale quelques instants, enfoui sous sa couette. Il se remémora, alors, ses rêves de la nuit : des elfes et des fées dansaient autour d’un grand feu qu’avait allumé un vieux personnage aux longs cheveux blancs et à la barbe immense. Des fées chantaient tandis que des lutins souriants scandaient le nom de Prigonrias !!! Prigonrias !!! Ce dernier, maître d’un pouvoir extraordinaire, se concentrait pour transformer en or des fleurs cueillies dans une forêt lumineuse. Des enfants, qui n’en avaient que faire de cet or dont ils ne voyaient pas l’utilité, contestaient et réclamaient à grands cris, plutôt une métamorphose en friandises et chocolat ! Quel doux rêve ! Dommage d’ailleurs que c’en fût un !

     Il sourit et s’étonna de ces images féeriques. Il se retourna et regarda l’ormeau posé sur la table de chevet. Il repensa à la veille et aux incroyables évènements qui s’étaient déroulés avec la complicité de son père. Ces instants ne faisaient-ils pas tout simplement eux aussi partie intégrante de ses rêves tout frais ?

     « Cette histoire est folle ! », songea t il…

   Puis son regard se porta vers ses chaussons qui devaient se trouver à l’endroit habituel. Mais point de chaussons ! Pourtant, le jeune garçon était certain de les avoir laissés au pied de son lit. Il se leva d’un bond et sentit sous ses pieds nus la présence d’objets inattendus, alors qu’il aurait dû rencontrer la douceur de la moquette. Il baissa les yeux et découvrit avec stupeur que le sol était jonché de petits coquillages. Il vit des huîtres, des praires, des petites crevettes, et même des étoiles de mer… tous en chocolat ! Il y avait même du goémon en pâte d’amande ! Des galets, aussi, en nougatine… C’était tout bonnement hallucinant ! Rêvait-il encore ? Etait-il vraiment éveillé ? Il en doutait !

     Il se souvint alors des paroles de son père la veille au soir : « ...Maintenant nous devons compter avec un vieil  alchimiste qui va venir cette nuit pour te raconter des histoires et te déposer des coquillages en chocolat ! »

     Guillaume resta prostré, assis sur son lit. D’abord hésitant, il se décida à attraper une étoile de mer, la porta à sa bouche, la croqua et avala avidement cette douceur en chocolat. Une merveille qui fondit sur la langue. Mais surtout, à cet instant précis, l’ormeau se sublima d’une lumière intense, libéra subitement au-dessus de lui une nuée d’étincelles de toutes les couleurs, comme des lucioles en forme de minuscules étoiles qui s’éparpillèrent dans la chambre comme dans l’explosion d’un feu d’artifice.

     Mais alors ! Prigonrias, le vieil alchimiste aurait en fait trouvé, au fond de son précieux creuset, la recette pour transformer l’or en chocolat ?

     Mais là… c’est une autre histoire….

FIN

                                                                                                                                                                Mireille SENILLE-GUTEL
 


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