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GRANDS  MARINS
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Les Phéniciens de Néchao II
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Le périple d'Hannon
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Néarque
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( vers  -300 )



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( 1451 - 1506 )



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( 1454 - 1512 )



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( 1466 - 1546 )



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( 1681 - 1741 )



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( 1728 - 1779 )



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( 1729 - 1772 )



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( 1729 - 1788 )



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( 1729 - 1811 )



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( 1731 - 1809 )



Yves de Kerguélen
( 1734 - 1797 )



Antoine d'Entrecasteaux
( 1737 - 1793 )



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( 1741 - 1788 )



Horatio Nelson
( 1758 - 1805 )



Pierre Roch Jurien de la Gravière
( 1772 - 1849 )



Robert Surcouf
( 1773 - 1827 )



John Franklin
( 1786 - 1847 )



Dumont d'Urville
( 1790 - 1842 )



Emile de Bray
( 1829 - 1879 )



Joshua Slocum
( 1844 - 1909 )



Emile Guépratte
( 1856 - 1939 )



Jean-Baptiste Charcot
( 1867 - 1936 )



Alain Gerbault
( 1893 - 1941 )



Marcel Bardiaux
( 1910 - 2000 )



Thor Heyerdahl
( 1914 - 2002 )



Jacques - Yves Le Toumelin
( 1920 - 2009 )



Annie Van de Wiele
( 1922 - 2009 )




Eric Tabarly
( 1931 - 1998 )




  
   

Jacques Cartier©
1491 - 1557




par Yannick Loukianoff

  Curieusement, l'histoire n'est pas très loquace sur ce navigateur que certains n'ont pas hésité à nommer le Christophe Colomb français. Même si la comparaison paraît exagérée, elle souligne certaines analogies entre lui et le plus célèbre des grands découvreurs de la Renaissance. Mêmes buts, trouver de l'or ainsi qu'une nouvelle route vers la Chine, même obstination tout au long des navigations, même erreur sur le continent abordé et même discrédit au soir de leur vie. Et si les mérites sont comparables, c'est l'exploitation des découvertes réalisées qui fait la différence. Pourtant aucun des deux navigateurs n'en est responsable puisque celle-ci leur fut postérieure. Ainsi va l'histoire...

   On ignore la date de naissance de Jacques Cartier. Les historiens s'accordent cependant à la placer entre le 7 juin et le 23 décembre 1491 à Saint-Malo. On ne sait rien non plus de sa jeunesse et des études qu'il a pu faire. Il est probable qu'il a navigué très tôt. Il a même vraisemblablement participé à des campagnes de pêche à la morue à Terre-Neuve. Certains historiens pensent qu'il a pu faire partie des expéditions de Verrazzano lorsque celui-ci naviguait pour le compte de Dieppe. A l'appui de ces hypothèses on remarque la précision de sa route vers Terre-Neuve et sa connaissance des lieux.
   En 1532, l'évêque de Saint-Malo, abbé du Mont-Saint-Michel, suggèra à François 1er d'organiser une expédition vers le Nouveau Monde. Et il proposa au roi de la confier à un navigateur expérimenté de sa connaissance, Jacques Cartier, qui serait déjà allé au Brésil et à Terre-Neuve. Le monarque jalousait à cette époque les possessions dans le Nouveau Monde de son grand rival Charles Quint qui apportaient à l'empereur d'innombrables richesses. Il fit pression sur le pape Clément VII qui déclara l'année suivante que les bulles pontificales de ses prédécesseurs Alexandre VI en 1493 et Jules II en 1506 "ne concernaient que les continents connus et non les terres ultérieurement découvertes par les autres couronnes". C'était encourager les autres puissances que l'Espagne et le Portugal à se lancer dans de nouvelles découvertes.

Jacques Cartier par Léopold Massard
Portrait de Jacques Cartier par Léopold Massard (1836)
d'après un croquis du
16ème siècle de Pierre Desceliers.

Le premier voyage ( 20 avril - 5 septembre 1534 ):

   Le roi se laissa donc fléchir, et par l'intermédiare de Philippe de Chabot, amiral de France, attribua à Cartier  le 12 mars 1534 la somme de six mille livres ainsi que deux navires. Sa première mission est de "découvrir certaines îles où l'on dit qu'il doit se trouver grande quantité d'or et autres riches choses". La seconde, découvrir le fameux passage vers l'Asie.
   Encore fallait-il trouver des volontaires pour constituer les équipages. Afin d'obliger les armateurs à collaborer au projet, un embargo fut décrété sur le port de Saint-Malo dont les activités ne purent reprendre que le 20 avril lorsque Cartier leva l'ancre avec 60 hommes sur chaque navire.
La traversée de l'Atlantique dura seulement dix-neuf jours, un véritable record pour l'époque !
   Les deux navires touchèrent Terre-Neuve à Bonavista, et mouillèrent dans le havre de Sainte-Catherine. Puis ils firent voile vers le nord. A l'île aux Oiseaux, les équipages se livrèrent à un véritable massacre de pingouins afin de se constituer environ six tonnes de provisions de viande boucanée. On contourna ensuite Terre-Neuve par le nord et le détroit de Belle Isle. Tout le long de la côte est du Labrador, Cartier baptisa un grand nombre de rivières, de caps, de baies et d'anses. Un mouillage bien protégé avait déjà été appelé Brest par des pêcheurs bretons et une longue plage Blanc Sablon. Le 12 juin, on rencontra un grand voilier de La Rochelle venu pêcher la morue et qui s'était perdu. Des marins montèrent à son bord et le guidèrent jusqu'à un lieu sûr que l'on appela le havre Jacques Cartier.
   Longeant ensuite la côte occidentale de Terre-Neuve, on aperçut quelques autochtones sur le rivage : "Il y a des gens à ladite terre, qui sont d'assez belle corpulence, mais ils sont farouches et sauvages. Ils ont leurs cheveux liés sur leur tête, à la façon d'une poingnée de foin tressé, et un clou passé parmi, ou autre chose. Ils y lient des plumes d'oiseaux. Ils se vêtent de peaux de bêtes, tant hommes que femmes; mais les femmes sont plus closes et serrées en leurs dites peaux et ceintureées par la taille".
    Le Malouin poursuivit sa reconnaissance du littoral à la recherche du fameux passage vers la Chine et traversa le golfe du Saint-Laurent.
   C'est en Gaspésie, au bord de la Baie des Chaleurs, qu'eurent lieu les premiers contacts avec des Indiens : une population locale de nomades Micmacs. Les Français étaient confiants, les autochtones ne montraient aucune agressivité, bien au contraire. Ils étaient subjugués par les vêtements colorés de leurs étranges visiteurs et des trocs s'engagèrent. Le 24 juillet, à Gaspé, nouveaux contacts, mais avec des Iroquois laurentiens venus pour leur saison de pêche. Cartier érigea une grande croix,  symbole de la prise de possession du territoire au nom du roi de France, devant une assemblée d'Iroquois. Avant de prendre la route de l'Europe, le navigateur demanda au chef Donnacona de lui confier ses deux fils Domagaya et Taignoagny. Ceux-ci montèrent à bord et on leva l'ancre afin de les emmener en France pour les présenter au roi. Après une reconnaissance d'une grande île que l'on baptisa le 15 août Assomption, Cartier renonça à s'engager plus avant dans l'estuaire du Saint-Laurent qu'il prenait pour une baie et fit voile vers l'Europe.
   Le retour fut aussi rapide que l'aller et les deux navires arrivèrent à Saint-Malo le 5 septembre 1534.

carte du premier voyage de Jacques Cartier
Premier voyage de Jacques Cartier : une reconnaissance du golfe du Saint-Laurent.


Le second voyage ( 29 mai 1535 - 16 juillet 1536 ):

   Les deux adolescents indigènes, qui commençaient à s'exprimer en français, constituaient pour le roi la preuve que le navigateur avait bien atteint, sinon la Chine, du moins une région proche. François 1er renouvela donc aussitôt son ordre de mission à Jacques Cartier et lui attribua la somme de trois mille livres ainsi que trois navires: la Grande Hermine, une nef de 110 tonneaux, la Petite Hermine, qui en jaugeait 60 et l'Emerillon du Port, de 40 tonneaux. On embarqua plusieurs gentilhommes, deux aumoniers, un apothicaire, un chirurgien, sept charpentiers et quinze mois de vivres. Pour recruter les 110 hommes d'équipage, on eut de nouveau recours à un embargo sur les activités malouines et on ajouta 18 galériens à l'effectif obtenu. Les jeunes Iroquois allaient revoir leur patrie.
   Le départ a lieu le 19 mai 1535. Après une traversée de 50 jours, on entre dans le golfe du Saint-Laurent et Cartier plante une nouvelle croix dans la baie de Natashquan. Puis, s'étant assuré que l'estuaire du Saint-Laurent n'était pas un cul-de-sac comme il l'avait cru lors du premier voyage, il remonte le fleuve. Les deux Indiens lui servent de guides. En passant devant le confluent de la Saguenay, ils lui font part de légendes concernant un royaume merveilleux du même nom. Poursuivant sa navigation, et croyant enfin avoir trouvé le passage, Cartier atteint le 7 septembre un archipel où l'attend le chef iroquois Donnacona. Les retrouvailles sont pleines d'allégresse. On mouille devant la petite agglomération de Stadaconé qui deviendra plus tard Québec. La région s'appelle Kanata ( groupe de cabanes ). Les Français prononcent "Canada". Au fur et à mesure que s'étendront les explorations, ce nom, adopté par le navigateur, ne cessera de désigner un territoire de plus en plus vaste.

carte du second voyage de Jacques Cartier
La reconnaissance du fleuve Saint-Laurent et la fondation de Québec. D'après H.P.Biggar : "Voyages of J.Cartier" Ottawa 1924.

   Apprenant qu'une agglomération plus importante était située en amont, Cartier, contre l'avis de Donnacona qui redoutait la concurrence, remonte le fleuve avec l'Emerillon et deux chaloupes. Le reste de l'équipage, laissé à Stadaconé, est chargé de construire un fortin afin d'y passer l'hiver.
   La petite expédition parvient le 2 octobre près d'Hochelaga, gros village circulaire palissadé d'environ 2000 habitants, situé sur la hauteur d'une île du fleuve. Les visiteurs escaladent la colline qu'ils nomment Mont Royal ( Montréal ). Les Indiens iroquois habitent une cinquantaine de longues maisons communes et cultivent le maïs. L'accueil est très chaleureux. On échange des présents puis après cette courte visite Cartier décide de rebrousser chemin.
   Il retrouve le 11 novembre le restant de son équipage à Stadaconé. Les deux navires au mouillage sont protégés des glaces par des troncs d'arbres. Néanmoins, le fleuve ne sera plus navigable jusqu'à la mi-avril. Pendant l'hivernage, le scorbut fait des ravages : beaucoup d'hommes sont malades et 25 d'entre eux meurent. Les Indiens ont l'habitude de combattre ce mal à l'aide d'une décoction de feuilles d'annedda ( thuya occidental ) gorgées de vitamine C. Ce remède miracle guérit les malades et Cartier rapportera des plants d'annedda en France. De février à avril, c'est l'époque de la chasse aux caribous. Toute la population indienne quitte le village pour y participer. A son retour, Donnacona donne une grande fête mais Cartier, méfiant, la boude. Il prépare son départ. Faute d'un équipage en nombre suffisant, il décide d'abandonner la Petite Hermine.

Jacques Cartier érige une croix à Stadaconé ( Québec )
Illustration d'André Lambert, extraite de Michel Perchoc et André Lambert:
"Marins français explorateurs" Ed. du Gerfaut 2007

   On érige une nouvelle croix le 3 mai en présence de nombreux autochtones. Comme il doit en emmener quelques-uns en France, Cartier fait enlever le chef Donnacona, à nouveau ses deux fils, ainsi que sept autres Indiens. Puis il quitte le mouillage le 6 mai. Longeant la côte sud de Terre-Neuve, il passe par Saint-Pierre et Miquelon où il rencontre encore des pêcheurs français. Les deux navires atteindront Saint-Malo le 16 juillet 1536.
Cette fois-ci, le roi est très satisfait : si le passage vers la Chine n'est pas encore découvert, on en est proche grâce à la découverte du Saint-Laurent dont le lit s'enfonce très loin dans les terres vers des "mers d'eau douce". François 1er donne en cadeau la Grande Hermine au Malouin.

Le troisième voyage ( 23 mai 1541 - fin août 1542 ) :

Jacques Cartier par Thèophile Hamel
Jacques Cartier
par Théophile Hamel ( 1844 )
   Toutefois le temps n'est plus aux voyages d'exploration. C'est la guerre avec Charles Quint qui a envahi la Provence. Cartier se retire à Saint-Malo. Donnacona meurt en 1639 ainsi que la plupart des Iroquois expatriés. Les autres se sont mariés, feront souche et ne rentreront plus en Amérique.
   Le 17 octobre 1540, le roi attribue enfin au navigateur une commission pour un troisième voyage. Il doit se rendre à "Canada et Hochelaga jusqu'à la terre de Saguenay". Le but est de coloniser le territoire découvert et d'y répandre la religion chrétienne. On lui donne 50 hommes sortis de prison et il doit recruter le reste de l'équipage. Mais le 15 janvier 1541, une nouvelle décision royale qui annule celle d'octobre vient tout modifier : c'est un homme de cour,  Jean-François de la Rocque de Roberval qui reçoit le commandement de l'expédition. Cartier n'en est que le second.
   En mai, alors que son supérieur attend son artillerie, le Malouin est prêt à partir. Il dispose de cinq vaisseaux dont la Grande Hermine et l'Emerillon et environ 1500 hommes. L'échelle n'est plus la même, après la période d'exploration, c'est bien la colonisation. L'artillerie attendue n'arrivant toujours pas, Roberval donne à Cartier l'ordre de quitter Saint-Malo. Il le rejoindra plus tard.
  Partie le 23 mai, l'expédition n'arrive à Stadaconé que le 23 août 1541. Des tempêtes ont retardé la traversée de l'Atlantique. Donnacona a déjà été remplacé comme chef et, malgré l'annonce de la mort de leurs compatriotes, les Indiens réservent aux Français un accueil enthousiaste. Cartier leur apprend que  Domagaya  et Taignoagny, mariés, vivent maintenant à la cour du roi de France avec leurs enfants. Cependant, méfiants, c'est plus haut dans le fleuve, à Charlesbourg-Royal que les visiteurs vont établir des fortins afin de passer l'hiver. A cet endroit, où pousse l'annedda, on ramasse de l'or et des diamants.
  Cartier renvoie le 2 septembre deux navires en France pour faire un premier rapport. Puis, laissant ses hommes continuer les travaux de fortification, il s'embarque dans le but d'examiner le cours du fleuve en amont de Hochelaga. Mais faute d'interprète, il ne pourra pas s'aventurer plus loin que la ville et sera contraint de rebrousser chemin.
  On ignore le détail du second hivernage. Les relations avec les Iroquois s'étant tendues, il est possible qu'il y eut même des affrontements. Cartier décide d'abandonner la place en juin 1542.
  Dans le port de Saint-Jean, à Terre-Neuve, il découvre  Roberval qui arrive avec ses colons et qui lui intime l'ordre de continuer l'exploration du Saint-Laurent.  Cartier n'en a cure et quitte discrètement le port pendant la nuit. Il abordera les quais de Saint-Malo à la fin du mois d'août.
Conclusion :

L'histoire ne dit pas si le Malouin eut à subir les conséquences de sa désertion. Ce troisième voyage était, pour son temps, un échec : l'or n'était que de la pyrite de fer et les diamants du quartz. Le navigateur ne fut plus chargé d'aucune mission et c'est dans son manoir de Limoëlou, près de Saint-Malo, qu'il se retira.
Considéré comme un sage, il y reçut Rabelais et vécut là une retraite paisible jusqu'à ce qu'une redoutable épidémie l'emporte le 1er septembre 1557. Sa femme lui survécut jusqu'en 1575.
Dans un discours prononcé en 1934 pour le 4ème centenaire de la découverte du Canada  M. Gasnier-Duparc, sénateur-maire de St-Malo, disait :
" Quand on a découvert un pays devenu ensuite le second producteur d'or, quand on a découvert un grand fleuve où l'on s'est fixé, plantant des croix, un fort, prenant contact avec les indigènes, et que sur les rives de ce fleuve, aux endroits mêmes qu'on a visités, se sont construites ensuite des villes nombreuses, florissantes, prospères, quand dans ces villes, des milliers de Français sont devenus des millions,...vraiment, n'a-t-on pas réussi, ou bien qu'est-ce alors qu'une réussite ?"
Manoir de Jacques Cartier
Le manoir de Limoëlou, restauré par une fondation canadienne,  qui en a fait don à la ville de St-Malo, abrite aujourd'hui le Musée Jacques Cartier..
   Les relations qui nous sont connues de ses voyages sont des copies, ou des copies de copies souvent traduites de l'italien ou de l'anglais. Les originaux ont disparu et bien souvent on en ignore les auteurs. Cartier était certes capable de tenir un livre de bord, mais rien ne prouve qu'il aurait pu en faire un texte littéraire.
  On lui attribue la découverte du Canada. Si l'on entend par là qu'il fut le premier à mettre le pied sur ce territoire, c'est évidemment faux. D'autres que lui, depuis les Vikings jusqu'aux pêcheurs de morue basques ou bretons ont abordé ces terres avant lui. Cependant, il a relevé avec précision les côtes du golfe du Saint-Laurent et reconnu en grande partie l'un des plus importants fleuves du monde. Il a aussi établi des liens avec les populations indigènes et décrit leur vie et leurs habitudes. Il a tracé la route aux colons français qui ont plus tard occupé ces terres presque vierges et son œuvre est à l'origine de la Nouvelle-France.
timbre sur Jacques Cartier
Emission du 20 juillet 1934 pour le 4ème centenaire de l'arrivée du navigateur au Canada.
Le dessinateur, Pierre Gandon, s'est manifestement inspiré du tableau de Théophile Hamel
mais il a toujours prétendu qu'il s'était représenté lui-même.
   

Yannick Loukianoff



EN SAVOIR PLUS

Jacques Cartier par La Roncière
Ed. Plon 1931
Jacques Cartier par Pouillot



Québec 1934
Jacques Cartier par Riotor

Ed. Pierre Roger 1937
Jacques Cartier par Morvan Lebesque

Ed. Denoël 1942

Jacques Cartier par Edouard Peisson
Ed. Didier 1944
Jacques Cartier par Guérnier

Ed. Encyclopédie de l'Empire 1946
Jacques Cartier par Quinel et Montgon


Ed. Nathan 1947
Jacques Cartier par Beunat et Mossé
Ed. Acropole 1984
Le bateau de Jacques Cartier




Ed. Berger-Levrault 1984
Vie et voyages de Jacques Cartier
Ed. La Découvrance 2004
Jacques Cartier par Claire Ubac
Ed. Ecole des Loisirs 2006
Les voyages de Jacques Cartier
Ed. Archimède 2006
Jacques Cartier dans Marins Français Explorateurs
Ed.du Gerfaut 2007


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