Retour à l'accueil Un plan pour aller directemnt sur une page Le salon de cette année Les auteurs invités cette année Nos précédents salons Les auteurs et les livres de tous nos salons
Un coup de cœur pour un livre De courts récits maritimes Des poésies pour faire voguer nos rêves Des contes maritimes pour tous les âges L'histoire maritime du Conquet Notre concours de nouvelles et les textes sélectionnés
Les Grands Marins du monde La Dictée Océane Un jeu pour tester ses connaissances maritimes Tout savoir sur notre association Les entreprises qui nous aident Nous écrire ou nous parler
Des pages qui font aimer et respecter la mer.






GRANDS  MARINS
DU
MONDE

*
Les noms en grisé
ne sont pas encore disponibles.

*


Les Phéniciens de Néchao II
( vers  -600 )




Le périple d'Hannon
( vers  -460 )



Néarque
 vers  -360  à  vers  -300 



Pythéas
( vers  -300 )



Zheng He
( 1371 - 1435 )



 Barthélémy Diaz
( 1450 - 1500 )



Christophe Colomb
( 1451 - 1506 )



Afonso de Albuquerque
( 1453 - 1515 )



Vasco de Gama
( 1469 - 1524 )



Gonneville
( vers 1470 - ? )



Primauguet
( vers 1475 - 1512 )



Fernand de Magellan
( 1480 - 1521 )



Jacques Cartier
( 1491 - 1557 )



Jean Parmentier
( 1494 - 1529 )



Francis Drake
( 1545 - 1596 )



Willem Barents
( 1550 - 1597 )



Abraham Duquesne
( 1610 - 1688 )



Anne-Hilarion de Tourville
( 1642 - 1701 )



Jean Bart
( 1650 - 1702 )



René Duguay-Trouin
( 1673 - 1736 )



Jacques Cassard
( 1679 - 1740 )



Vitus Béring
( 1681 - 1741 )



James Cook
( 1728 - 1779 )



Marion-Dufresne
( 1729 - 1772 )



Suffren
( 1729 - 1788 )



Bougainville
( 1729 - 1811 )



Charles Cornic
( 1731 - 1809 )



Yves de Kerguélen
( 1734 - 1797 )



Antoine d'Entrecasteaux
( 1737 - 1793 )



La Pérouse
( 1741 - 1788 )



Nelson
( 1758 - 1805 )



Pierre Roch Jurien de la Gravière
( 1772 - 1849 )



Robert Surcouf
( 1773 - 1827 )



John Franklin
( 1786 - 1847 )



Dumont d'Urville
( 1790 - 1842 )



Emile de Bray
( 1829 - 1879 )



Joshua Slocum
( 1844 - 1909 )



Emile Guépratte
( 1856 - 1939 )



Jean-Baptiste Charcot
( 1867 - 1936 )



Alain Gerbault
( 1893 - 1941 )



Marcel Bardiaux
( 1910 - 2000 )



Thor Heyerdahl
( 1914 - 2002 )



Jacques - Yves Le Toumelin
( 1920 - 2009 )



Annie Van de Wiele
( 1922 - 2009 )




Eric Tabarly
( 1931 - 1998 )






Jean-François de La Pérouse (1)

1741 - 1788

par Christine LABAT-KERMORGANT


   Jean-François de Galaup, comte de La Pérouse, est né le 23 Août 1741 au manoir de Gô, proche d'Albi, de Victor Joseph de Galaup (1709-1784) et de Marguerite de Resseguier (1717-1788). Officier de Marine et explorateur français, il a disparu lors d'une expédition près de Vanikoro, dans l'archipel des îles Santa Cruz, Etat des Iles Salomon, en 1788, à l'âge de 46 ans.

Buste de La Pérouse
Buste de La Pérouse par François Rude 1828
Paris Musée de la Marine


   


   Jean-François de La Pérouse entre à l'Ecole des Gardes Maritimes de Brest à 15 ans le 19 Novembre 1756, sous l'influence de Clément de la Jonquière, un parent de la famille Galaup de Graulhet. Il se trouve à plus de 20 jours de diligence d'Albi où il ne reviendra que 7 ans après. Les règlements de l'école exigeant des jeunes gardes un revenu suffisant pour les aider à tenir un rang convenable, sa famille lui donne un domaine acquis depuis peu, le domaine de Lapeyrouse 1, nom qu'il ajoutera à celui de sa famille de Galaup.
   Brest sera son port d'attache principal. Pendant ses études, il est engagé dès l'âge de 17 ans dans les conflits maritimes de la guerre de Sept Ans avec l'Angleterre au large de l'Amérique du Nord notamment à Terre-Neuve et sur le Saint-Laurent avec son tuteur le Chevalier de Ternay, ainsi qu'aux Antilles. Lors du décès de Ternay, il baptisera du nom de baie de Ternay un lieu qu'il avait observé en Mandchourie.
   A 18 ans, il est blessé, fait prisonnier puis échangé pendant la bataille des Cardinaux, près de Belle-Ile. Il deviendra un auxilliaire de son futur "père maritime", de Ternay. Il l'aidera à déséchouer plusieurs vaisseaux à l'embouchure de la Vilaine et à les amener à Brest à l'insu des Anglais alors maîtres des mers.
   En 1763 Bidé de Chézac prend avec lui quelques gardes de la Marine dont La Pérouse pour conduire de Lorient à Brest le vaisseau neuf Les Six Corps. Après d'autres activités sur les côtes, La Pérouse participe à la reconstruction de la flotte française en transportant des bois de mâture des Pyrénées embarqués à Bayonne et destinés aux arsenaux.
   Ternay ayant obtenu une place de gouverneur de l'Ile de France (île Maurice) n'oublie pas son protégé et le prend avec lui. La Pérouse y effectuera un séjour de 5 ans : plusieurs missions dans les îles voisines en faisant du cabotage de ravitaillement. C'est à cette époque qu'il rencontre sa future épouse à Vieux Grand Port pendant une escale. C'est Eléonore Broudou, fille d'un armateur nantais devenu administrateur de la Marine. De retour en métropole, il est promu au grade d'enseigne de vaisseau le 1er octobre 1764; il est initié à la franc-maçonnerie dans la loge de Brest.
   Ternay lui confie le commandement de la gabare militaire La Seine. La Pérouse est chargé de deux voyages aux Indes. L'un sur la côte Est de Pondichéry à Chandernagor, l'autre sur la côte Ouest vers Surate. C'est au cours de ce deuxième voyage que La Pérouse aura l'occasion d'une vraie victoire militaire en défendant brillamment avec de petits moyens le comptoir de Mahé contre une attaque d'Indiens supposés francophiles auxquels il avait reçu mission de livrer des armes quelques mois plus tôt. Pendant son séjour à l'île de France il observe les explorations de Grenier, Kerguélen, Saint-Aloüarn, Cook et l'occupation de Madagascar par Beniovski. Il apprend beaucoup sur le système colonial de l'époque, la concurrence entre nations et le commerce lointain (richesses et contrôle du monde). Il reçoit Eléonore dans sa nouvelle propriété de l'Eau Coulée mais ses parents refusent ce mariage. Les 14 ans de paix de 1764 à 1778 lui permettent de consolider son expérience de la navigation en Atlantique et dans l'Océan Indien en qualité d'abord de simple officier puis de commandant de plusieurs bâtiments.

Portrait d'Eléonore Broudou
Eléonore Broudou

   La Pérouse rentre en France en 1777, est nommé lieutenant de vaisseau et obtient la Croix de Saint-Louis pour avoir sauvé Mahé des Indiens. Il découvre la Cour et le ministère de la Marine à Versailles, toujours dans le sillage de Ternay. Il fait des visites à Eléonore qui a rejoint Nantes, sa ville natale. Lors de la reprise des hostilités en 1778, il reçoit le commandement d'une frégate de 26 canons l'Amazone. Il effectue deux campagnes transatlantiques . Son premier voyage a lieu aux Antilles où il rejoint l'escadre commandée par le Comte d'Estaing. Il se distingue par la prise de la frégate britannique Ariel commandée par un corsaire redouté sur les côtes, fils d'un amiral anglais.
   Il effectue ensuite un deuxième voyage en Amérique lors de la guerre d'indépendance des Etats-Unis, vers Boston, aux ordres du chef d'escadre de Ternay qu'il est heureux de servir à nouveau. Combats contre les Britanniques, des Antilles jusqu'au Labrador, expédition de la baie d'Hudson où il démontre sa valeur maritime et militaire en capturant deux forts anglais. En 1779 il entre en franc-maçonnerie. Devenu capitaine de vaisseau en 1780, on lui confie une frégate neuve l'Astrée sur les côtes de la Nouvelle-Angleterre, il navigue avec la frégate Hermione commandée par La Touche Tréville. Il rencontre près de l'Ile Royale une frégate ennemie et cinq petits bâtiments. Celle-ci est prise ainsi qu'un autre bâtiment, les autres s'échappent.

Statue de La Pérouse à Albi
Statue de La Pérouse à Albi. Photo "La mer en livres".

  La Pérouse, ensuite, reçoit la mission d'attaquer les forts britanniques de la baie d'Hudson: l'objectif était de les détruire par surprise et de collecter les fourrures de cette baie. Le 17 juillet l'escadre a connaissance de l'Ile de la Résolution située au milieu de l'entrée du détroit d'Hudson et pénètre dans ce détroit : brumes épaisses, dangers, difficultés de navigation, les marins restent plusieurs jours sans pouvoir naviguer. Le 8 août La Pérouse vient en face du fort du Prince de Galles situé à l'embouchure de la rivière Churchill. Le fort se rend à la première sommation. L'escadre quitte la rivière, descend le long de la côte et s'empare avec la même facilité du fort d'York situé sur une pointe qui sépare la rivière Nelson de la rivière des Haies. Ce dernier fort avait appartenu à la France lorsque celle-ci possédait le Canada. L'expédition est hasardeuse, elle coûte beaucoup de vies humaines, par contre la défense des forts anglais est très faible. L'opération rapporte plusieurs milliers de livres grâce à la récolte des fourrures. La réussite de cette expédition provoque l'admiration tant en France qu'en Angleterre pour les capacités nautiques et militaires de la Pérouse. La façon dont il traite le gouverneur explorateur anglais Sheame est remarquée ainsi que la solidarité entre Européens permettant aux Anglais restés sur place de ne pas mourir de faim, de froid et de pouvoir se défendre contre les populations indigènes.
   Cette expédition développa les talents de la Pérouse et le fit connaître comme un officier capable de diriger une campagne de découvertes. Elle attira sur lui l'attention du roi Louis XVI. Sa renommée lui vaudra le commandement de l'expédition de 1786 autour du monde.
   Nommé capitaine de vaisseau à 39 ans, il épouse Eléonore Broudou en 1783 malgré quelques objections paternelles et l'installe à Albi . A cette occasion La Pérouse est obligé de demander à son père son émancipation par manumission, comme au Moyen Age, car le droit de l'Ancien Régime en fait toujours un mineur incapable de se marier et d'acheter des biens immobiliers malgré son âge et sa situation.

L'expédition de 1785-1788:
   La paix maritime revenue en 1783 permet d'envisager des voyages d'exploration. Jean-François de La Pérouse est choisi par le Marquis de Castries et par Louis XVI pour diriger une expédition au bout du monde afin de compléter les découvertes faites par James Cook de 1769 à 1778 (Australie de l'Est, Nouvelle Zélande et passage par le détroit de Béring).

 
La Pérouse, à gauche tenant la carte, et Louis XVI
Louis XVI donnant ses instructions à La Pérouse.
Huile sur toile de Nicolas-André Monsiau, 1817, Château de Versailles.
La Pérouse, debout devant la carte, est accompagné, au fond, de Marchainville et Boutevilliers,
deux frères qui périront en 1786 dans le naufrage de leur chaloupe.
Derrière le roi, le maréchal de Castries, ministre de la Marine.



   Le roi Louis XVI lance l'une des plus grandes expéditions de découverte de son époque : il souhaite rectifier et achever la cartographie de la planète, établir de nouveaux comptoirs commerciaux, ouvrir de nouvelles routes maritimes, enrichir les connaissances et les collections scientifiques avec un souci constant du bien des hommes, tant de l'équipage que des populations avec lesquelles on entrera en contact. Ainsi pendant trois ans La Pérouse commandant La Boussole et Fleuriot de Langle commandant l'Astrolabe sillonneront les océans: Brésil, Chili, île de Pâques, îles Sandwich, Alaska, Californie, Macao, Philippines, Japon, Kamchatka, Australie.
En 1785, l'expédition quitte Brest, avec les deux navires marchands de 500 tonneaux, reclassifiés frégates, et emportant 220 hommes à bord. De nombreux scientifiques y participent : un astronome, un médecin, trois naturalistes, un mathématicien, trois dessinateurs, des physiciens, un interprète, des horlogers, un météorologue ainsi que des prêtres ayant une formation scientifique. Les objectifs sont nombreux: géographiques, scientifiques, ethnologiques, économiques, mais aussi politiques : l'Académie Royale des Sciences a rédigé un mémoire et la Société Royale de Médecine a proposé des questions à l'intention des officiers et des savants embarqués. Des collectes de végétaux seront faites pour être utilisées en Europe et des végétaux européens seront emportés à destination des pays à découvrir. On observera la chasse à la baleine, la commercialisation des fourrures, on veillera à l'établissement éventuel de bases françaises ou de coopération coloniale avec les alliés espagnols aux Philippines et on observera les projets des Anglais en Nouvelle Zélande. Le programme d'explorations doit conduire marins et scientifiques dans le Pacifique nord et sud, y compris sur les côtes d'Extrême Orient et d'Australie. Les résultats de l'expédition furent connus par des courriers expédiés lors des escales ayant des liaisons avec les pays européens.

Carte du périple de La Pérouse

   En Alaska, une barge et deux chaloupes transportant 21 hommes sont perdues dans les courants lors d'une mission hydrographique. La Pérouse complète la cartographie des côtes de l'Alaska jusqu'en Californie, mais la zone est soumise à des brumes fréquentes et tenaces.      En Californie, il rédige des notes critiques sur le traitement des Amérindiens.
   En 1787, au Kamchatka, La Pérouse reçoit par le vice-consul de France à Cronstadt sa nomination de chef d'escadre et la demande d'un rapport sur la colonisation en Australie.
   Les Russes acceptent le débarquement du jeune Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps, interprète de russe, oncle du futur constructeur du canal de Suez ; ils facilitent sa mission consistant à ramener par voie terrestre une partie des documents recensés: études, dessins et spécimens recueillis. De Lesseps sera le seul survivant de l'expédition. Il arrivera à Versailles le 17 octobre 1788.2
   La vente des fourrures aux Chinois s'avère plus difficile et moins rentable que prévu.
   L'exploration de la Manche de Tartarie constitue l'une des parties les plus intéressantes et novatrices du voyage avec la reconnaissance de la côte sibérienne de l'ouest et de l'île de Sakhaline. La Pérouse va découvrir entre Sakhaline et la pointe septentrionale de l'archipel japonais un passage qui porte depuis le nom de "détroit de La Pérouse" et va rejoindre le Kamchatka.
   L'expédition relâche aux Samoa. Juste avant l'appareillage les Samoans attaquent et tuent 12 hommes dont le second de l'expédition Fleuriot de Langle.
    La Pérouse met le cap sur la Nouvelle Galles du Sud : territoire du premier peuplement de ce pays par les Anglais. La Nouvelle Galles du Sud deviendra le cœur de l'Australie. Il y a deux baies voisines. La Pérouse occupera la Baie Botanique afin d'y construire des canots pour remplacer ceux perdus aux Samoa. Les Anglais s'établiront à Port Jackson, baie située à une dizaine de kilomètres de Botany Bay.
   Australie: dernière lettre de La Pérouse au ministre de la Marine datée du 7 Février 1788.
   Il appareille ensuite pour la Nouvelle Calédonie et l'expédition tout entière disparaît... 

   Le centenaire de la mort de La Pérouse fut célébré le 20 avril 1888 à la Sorbonne par la Société de Géographie sous la présidence de Ferdinand de Lesseps. Le contre-amiral vicomte Fleuriot de Langle et Norbert de Barthes de La Pérouse, Commissaire de la Marine en retraite et petit-neveu du navigateur, étaient membres du comité d'organisation.

Les recherches:
   Le sort de l'expédition, resté mystérieux, donna lieu à plusieurs tentatives de recherches.
  Une expédition dirigée par d'Entrecasteaux4 et Huon de Kermarec partit de Brest le 28 Septembre 1791 avec deux frégates La Recherche et L'Espérance. Elle avait également pour but de compléter les travaux de La Pérouse.
    1826-1827: Le capitaine marchand irlandais Peter Dillon découvre les restes des naufrages à Vanikoro, sur la petite île de Tikopia, dans les îles Santa Cruz (Iles Salomon) au nord de Vanuatu. Il découvre la cloche de l'Astrolabe, une poignée d'épée et des pierriers de bronze qui avaient été conservés par les habitants. Il apprend que sur l'île de Vanikoro deux grands navires s'étaient échoués une nuit de tempête sur la barrière de corail. Les survivants auraient consruit un bateau avec les débris et seraient repartis. Il relate tout cela au consul de France à Pondichéry afin de toucher la prime de 10000 francs or offerte par Charles X. La poignée d'épée est identifiée par Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps.
   En 1828 Dumont d'Urville élève sur le rivage de Vanikoro un monument à la mémoire de ses compatriotes, retire du fond de la mer un nombre considérable d'objets et les dépose au Musée de la Marine à Paris.
    En 1962-1964, un plongeur néo-zélandais repère des ancres et des canons, il remonte des pierriers, une poulie de bronze et une cloche attribuée à La Boussole. Ces objets sont actuellement au musée d'Albi.
   L'association Salomon, créée depuis dans le but de lever le mystère, a mené 7 campagnes de fouilles. 1981 : environ 300 pièces sont remontées : vaisselle, monnaies, mais les deux bateaux ne sont pas formellement identifiés. 1986 : la fouille permet l'identification de 2 épaves. 1990 : recherche sans succès du campement des Français. 1999 : les chantiers de fouilles mettent au jour l'existence d'un camp de survivants. 2003 : découverte dans une faille corallienne du squelette d'un compagnon de La Pérouse. 2005 et 2008 : découverte d'un sextant portant l'inscription "Mercier" sur une plaque de laiton ; or la liste d'inventaire de La Boussole indiquait bien la présence d'un sextant confié par l'Académie Royale de Marine et fabriqué par le "sieur Mercier", de Brest. Ce qui permet d'identifier formellement l'épave.
    29 Juin 2011: inauguration dans la cour du château de Brest d'un monument à la mémoire de tous les membres de l'expédition. Sous une rose des vents symbolique a été inhumé le squelette de l'inconnu 3 de Vanikoro. Une gerbe commune à la Marine nationale et à la ville a été déposée par l'Amiral de Saint Salvy, Préfet maritime de l'Atlantique, et le Maire de Brest, François Cuillandre. La Marine nationale, toujours soucieuse de respecter la mémoire des siens, a de tous temps fortement contribué à toutes les recherches entreprises, fournissant navires, équipages et logistique.

La tombe de l'inconnu de Vanikoro dans le château de Brest
Un matelot de la frégate Lapérouse
Plaque de la tombe de l'inconnu de Vanikoro
Photos "La mer en livres"



-1- La Pérouse ou Lapérouse ? La réponse populaire " Les deux, mon capitaine ! " conviendrait parfaitement car on rencontre les deux orthographes pour dénommer le commandant de l'Astrolabe.
Cependant, celui-ci signait Lapérouse, en un seul mot. Ce nom provient d'un domaine de la famille de Galaup, la ferme de Lapeyrouse dans l'Albigeois. Or en occitan "la peyrouse" signifie "la pierreuse", nom qui se comprend pour désigner une terre peu propice aux labours. A l'origine, le nom devait donc s'écrire en deux mots. En 2009 une étude approfondie de Jacques Thomas reconnue par l'Institut de France a déterminé que la seule orthographe du nom du navigateur serait désormais "La Pérouse", en deux mots.

-2- Sur l'incroyable traversée de la Sibérie et de toute l'Europe par Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps, lire sur internet l'article très détaillé qui lui est consacré par le site de "La France Pittoresque".

-3- Les recherches se poursuivent toujours sur l'identification de ce membre de l'expédition. Son âge, entre 30 et 35 ans, sa position sociale supposée grâce à ses boucles de chaussures, conduisent à penser qu'il peut s'agir soit de l'horloger Lepaute d'Agelet, soit de l'abbé Mongez, aumonier et physicien naturaliste, soit encore du chirurgien Jacques-Joseph Le Corre, tous trois embarqués à bord de La Boussole.

Ci-contre, reconstitution du visage de l'inconnu de Vanikoro, par Elisabeth Daynes, sculpteur en paléoanthropologie.

-4-
Lire aussi dans cette rubrique la notice de Roger Coguiec sur d'Entrecasteaux.
Portrait reconstitué de l'inconnu de Vanikoro
Signature de La Pérouse
Signature de La Pérouse

J.B.Barthélémy de Lesseps
J-B.Barthélémy de Lesseps


EN  SAVOIR  PLUS

Les recherches sous-marines menées en 2005 et 2008 à Vanikoro ont engendré de nombreuses publications. On peut aussi trouver en librairie le journal de bord écrit par La Pérouse lui-même, qu'il avait heureusement transmis au cours de son escale australienne à Botany Bay. Par contre, la suite jusqu'à Vanikoro ainsi que les nombreux écrits des savants de l'expédition ont disparu dans le naufrage final.


Voyages et aventures de Lapérouse
François Valentin: "Voyage et aventures de Lapérouse"
Ed. Ad.Mame et Cie 1848
Voyage autour du monde sur l'Astrolabe et la Boussole
Ed. La Découverte/Poche 2005
Le voyage de Lapérouse
Ed. Pôles d'Images 2005


La généreuse et tragique expédition Lapérouse
Ed.Ouest-France 1985
Lapérouse explorateur du Pacifique
Ed.Payot 1986



Fragmens du dernier voyage de La Pérouse
2 vol.Ed..NationalLibrary of Australia.1987

L'énigme Lapérouse
Ed. Taillandier 2000


Capitaine des mers du sud
Ed. Etrave 2000


Second chirurgien de l'Astrolabe
Ed. Etrave 2003


Voyage autour du monde
Ed. de Conti 2005




Les esprits de Vanikoro
Ed. Gallimard 2006

La vie de La Pérouse
Ed. Privat 2006


Assoc. Salomon 2005 : Dossier de presse
Sur les traces de La Pérouse
Ed. Glénat 2006


Voyages et aventures de La Pérouse
Ed. La Découvrance 2007

D'Entrecasteaux à la recherche de La Pérouse
Ed. La Découvrance 2007

L'incroyable voyage de Monsieur de Lapérouse
Ed. Gulf Stream 2007






Les deux ouvrages suivants
sont l'œuvre de l'association SALOMON,
de Nouméa,
qui a mené 7 campagnes de fouilles
à Vanikoro à la recherche
des traces de l'expédition.
De nombreux vestiges ont ainsi été
collectés: canons, instruments de navigation,
monnaies, vaisselle, effets personnels etc...
ainsi que le squelette
de "l'inconnu de Vanikoro".
De magnifiques photos illustrent
le récit de toutes ces découvertes.






Opération Lapérouse
Ed. de Conti 2008

Le mystère Lapérouse
Ed.de Conti 2008


Carnet de bord des aventures d'un marin breton
Ed.Yoran Embanner 2009

Naufrage à Vanikoro
Ed. Oskar Jeunesse 2009
La Pérouse à Vanikoro

Ed. Futur Luxe 2010
Le voyage de La Pérouse
Ed. Un autre Reg'Art 2010

Des nouvelles de Monsieur de La Pérouse
Ed. Grand Sud 2011

Cet album jeunesse de 70 pages relate aussi l'aventure de Jean-Baptiste Barthélémy de Lesseps à travers la Sibérie et les premières recherches menées par Antoine d'Entrecasteaux pendant la Révolution. Il est préfacé par Marc de Lapérouse, descendant de l'explorateur.

Second de l'expédition La Pérouse
Editions Serre 2012


La malédiction Lapérouse
Ed. Omnibus 2012

Très complet, cet ouvrage de plus de 1100 pages contient
les instructions très dtaillées données par Louis XVI,
le
"Journal de voyage" de La Pérouse et sa dernière lettre,
celui de Peter Dillon, celui de Dumont d'Urville,
ainsi que la relation des recherches sous-marines effectuées à Vanikoro.
L'ouvrge ci-dessous relate  la campagne militaire de 1782 dans la baie d'Hudson, au Canada, d'après des récits inédits de Lapérouse et de ses compagnons.

Lapérouse et ses compagnons dans la baie d'Hudson
Ed. La Découvrance 2012
Une pièce de théâtre :

Le voyage de Lapérouse

Ed.Pézenas 2001
Et un téléfilm 
 d'Yves Bourgeois en 2 DVD

L'incroyable aventure de Monsieur de Lapérouse
France Télévision 2005

Marins français explorateurs
   Ed. du Gerfaut 2007

Cette page a été consultée 1990 fois en 2013 et 766 fois au cours des 4 premiers mois 2014.     


Retour à l'accueil Plan du site Notre salon de cette année Les auteurs invités cette année Nos salons précédents Les auteurs et les livres de tous nos salons
Un coup de cœur pour un livre De courts récits maritimes Des poèmes pour faire voguer nos rêves Des contes pour tous les âges L'histoire maritime du Conquet Les meilleures nouvelles sélectionnées
Le Club d'Orthographe La Dictée Océane Un jeu pour tester ses connaissances maritimes Tout savoir sur notre association Les entreprises qui nous aident Nous écrire ou nous parler