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 2013











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La vengeance à tout prix



Une histoire de vieux loup de mer

 


Camarade



Pirat' Attak



Les voiles de la liberté



Barbarus, un pirate de légende



Coco-Rhum




La Rose Sanglante



La Buse



Mutinerie !



Manon la pépite



Naufragés

Mutinerie !
 ©

Une nouvelle de Abel TIRLET
classe de 5e à Daoulas
4e prix, catégorie "Collégiens 5e - 6e"

***

   Vous me connaissez sûrement sous le nom de James Smith, le riche marchand d'épices du village de Towertown , en Angleterre. Mais sûrement vous ne connaissez pas mon histoire ; c'est pourquoi, en l'an de grâce 1727, je prends la plume pour vous raconter mes aventures...


   Il faut tout d'abord que je vous dise : jadis, j'étais un pirate. Oui, un pirate sillonnant les mers à bord de mon vaisseau dont j'étais fier : The Warrior. Tout le monde m'appelait même "James le pilleur". Depuis quelques temps, j'étais à la recherche d'un trésor sur une île perdue au milieu de l'immense océan Atlantique et j'attendais avec impatience le moment où nous trouverions le butin. Dans ma cabine, j'examinais la carte quand j'entendis crier : «Terre !». Je sortis immédiatement sur le pont pour examiner au loin le bout de terre. Au début, je ne voyais pas grand chose, mais je m'aperçus qu'il y avait de la végétation sur l'île. Nous accostâmes rapidement.

   Je partis avec trois de mes hommes en quête du trésor, en laissant mon second Tom Hunter aux commandes de mon navire. La carte était vieille et difficile à lire. Les indices qu'elle contenait n'étaient pas très compréhensibles non plus, ce qui m'agaçait de plus en plus. La carte appartenait auparavant au capitaine Mathew, un vieux marin décédé avec l'âge. Quand il mourut, je devais encore être mousse ! Mais revenons au trésor. Il était caché dans «l'œil gauche du crâne». Ça ne voulait rien dire ! Mes hommes et moi explorâmes une bonne partie de l'île. Nous nous retrouvâmes soudain devant un énorme rocher avec deux grottes vers le haut du rocher.

«- Le crâne !» s'écria un de mes hommes.

«- Oui, les grottes sont les yeux !» continua un autre.

«- Félicitations!» dis-je. Mais il y avait un problème ; un chemin rendait accessible la grotte de l'oeil droit, mais l'oeil gauche était inaccessible ! Bizarre... Je décidai quand même d'aller vérifier. La grotte était sombre et sinistre. Les parois se rapprochaient à certains endroits, ne permettant de ne faire passer que l'un d'entre nous à la fois. Bientôt, nous vîmes de la lumière et nous nous rapprochâmes prudemment. Nous étions à la sortie de ... l'œil gauche! À ma droite, dans un recoin de la grotte, se trouvait un coffre. Je m'approchai, pris mon pistolet et fit sauter la serrure. C'était bien le trésor!


   De retour sur mon bateau, tout mon équipage fit la fête et but des alcools forts jusqu'à devenir entièrement saoul pendant que je comptais l'argent du coffre avec Tom Hunter. Le lendemain, très tôt, je fis le partage du butin sur le bateau. Tout l'équipage semblait émerveillé en voyant de l'or passer de mes mains aux leurs, mais je compris qu'ils furent vite déçus de n'avoir encore une fois qu'une petite partie du trésor. Il faut avouer qu'en ces temps-là j'étais égoïste et que j'aimais garder une bonne partie du butin pour moi. Après tout, j'étais le capitaine ! Mais revenons à notre histoire. Ils me lançaient des regards noirs de haine, de mépris. Je sentais qu'ils me haïssaient, quand soudain des mains couvrirent ma bouche pour m'empêcher de crier et me happèrent, ce qui me fit tomber. Mutinerie! Je me débattais, en vain. J'eus à peine le temps de voir mon second essayer de me défendre, que ma tête heurta quelque chose de dur et, sous le choc, je mévanouis.


Je m'éveillai avec une douleur à la tête. Nous étions dans la cale.

«- Vous avez eu de la chance, capitaine.» C'était Tom, mon fidèle lieutenant. Je remarquais qu'il appliquait quelque chose sur mon front. Il enleva un tissu de ma tête. C'était son baudrier, d'habitude d'une blancheur éclatante, mais qui cette fois était couvert d'une tache d'un rouge poisseux.

«- Votre front a touché le bord d'une marche très violemment. Comme vous étiez inconscient, j'ai dû appliquer mon baudrier pour arrêter le saignement. Maintenant, ça s'est arrêté de couler.»

Je lui fis un sourire en signe de reconnaissance. A ce moment-là, le mousse, Peter, ouvrit la porte. Il portait un plateau avec deux miches de pain et une cruche remplie d'eau.

«- Capitaine !» Nous nous serrâmes dans les bras l'un de l'autre. Je l'aimais beaucoup. Il était mon neveu. Mon frère était mort lors d'un combat et depuis, je l'élevais comme mon propre fils. C'était notre secret à tous les deux. Seul mon second était au courant.

«- Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger, lui dis-je.

- Mais ils veulent vous exécuter demain !» Il pleura.

«- Je ferai de mon mieux pour vous aider, dit-il en sanglotant.

- L'équipage a-t-il quitté l'île? demanda Tom.

- Non. Nous pourrions peut-être nous réfugier là-bas, continua Peter.

- J'ai confiance en toi.» dis-je.


A la nuit tombée, il vint nous chercher.

«- Tout le monde dort.» Peter prit bien soin de refermer la porte derrière lui pour ne pas éveiller les soupçons. Nous prîmes une embarcation et, avec le butin, nous nous éloignâmes du bateau lentement. Mais mon second s'étrangla :

«- Attendez ! Quand ils verront tout ceci, ils viendront nous chercher, et ils nous exécuteront ! Il faut bien les empêcher de nous nuire !»

Je savais que nous n'avions qu'un seul canon, mais nous avions beaucoup de poudre, en tout cas assez pour faire exploser le vaisseau. Je le fis remarquer à mes compagnons, qui comprirent tout de suite. Je me proposai d'aller allumer la mèche moi-même, mais mon neveu répliqua :

«- Si quelqu'un voit l'un de vous deux, vous n'aurez plus aucune chance ! Mais par contre, moi, je peux trouver une excuse...»

Nous approuvâmes. Après nous être tous les trois approchés du bateau, le mousse monta rapidement et se glissa vers la réserve de poudre. Je redoutais le pire quand soudain, Tom se jeta sur moi pour me faire tomber dans l'eau et sauta lui aussi à la mer. Il y eut un énorme bruit et une vague gigantesque nous projeta sur la rive ; mon second m'avait sauvé la vie ! Il devait sûrement tendre l'oreille et s'être aperçu que l'on n'entendait plus le petit "psscchhhhtttt" que faisait la mèche quand elle brûlait. Nous nous rejoignîmes rapidement et pleurâmes mon neveu en regardant ce qui restait du bateau : des bouts de planches qui flottaient avant de s'échouer sur la rive.


Nous vécûmes de la pêche, des fruits de l'île et de l'eau d'une petite source pendant environ deux mois. Bien sûr, chaque matin, nous essayions de repêcher le coffre rempli de pièces d'or et de diamants. Nous y arrivâmes dès le quatrième jour. Lorsqu'un bateau revenant d'Amérique du Sud passa, nous fîmes un grand feu pour l'alerter et nous nous fîmes passer pour des marchands échoués. Fort heureusement, les passagers du navire nous crurent et nous ramenèrent en Angleterre.


Voilà, maintenant vous savez toute mon histoire. Mais vous vous doutez bien que je ne pourrai jamais oublier Peter, ce petit mousse courageux qui aura tout fait pour nous aider.




Abel TIRLET


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