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NOUVELLES
 2013




L'abbé du diable



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La vengeance à tout prix



Une histoire de vieux loup de mer



Camarade



Pirat' Attak



Les voiles de la liberté



Barbarus, un pirate de légende



Coco-Rhum




La Rose Sanglante



La Buse



Mutinerie !



Manon la pépite



Naufragés

Pirat' Attak
.©

Une nouvelle de Clervie QUELVEN
13 ans, élève de quatrième à Niort
1er prix, catégorie "Collégiens 3e- 4e"


***

   

Je suis John d'Arras, commandant du navire pirate Le chien Galeux qui a sillonné les 7 mers et les océans. Tout mon équipage me craint et tous les autres pirates me respectent. Ma meilleure prise, de toutes mes années de pirateries, est la prise de L'érable ( The Maple en anglais ) , un des plus gros navires de la marine anglaise.   

   Nous étions un samedi d'août et nous n'avions pas croisé d'autres navires depuis deux semaines. Vers la fin de l'après-midi, la vigie nous cria du haut du navire  :

- Navire en vue à tribord ! On sentait dans sa voix beaucoup de peur et d'excitation.Tous les hommes se précipitèrent à la droite du bateau pour apercevoir le navire qui avait provoqué une telle effervescence chez notre vigie. Je grimpai sur le haut de la dunette et pris ma longue- vue. Je dus retenir un hoquet de surprise pour que mon équipage ne me prenne  pour un pleutre. Un énorme navire était apparu dans mon champ de vision. C'était sans doute le plus gros que je n'aie jamais aperçu . Il était doté de trois mâts et possédait au moins 50 canons. J'étais un peu effrayé a la vue de ce géant, mais ma peur disparut vite à la pensée de toutes les richesses qu'il devait contenir. De l'or, des joyaux, des épices... Mon équipage dut suivre le même raisonnement car je vis leurs yeux briller de convoitise. Je me tournai vers eux et leur dit d'une voix forte :

- Garçons, c'est là une fameuse prise que le ciel nous envoie. Les cales de ce navire doivent regorger de trésors en tout genre et il remplacerait avantageusement notre vieux bateau. Sachons que nous n'avons que 20 canons est-ce qu'on  l'attaque quand même ?

- Capitaine, me répondit mon second, au nom de tout l'équipage, je vous répète que nous sommes prêts à tout pour nous enrichir. Pas vrai, les gars, dit-il cette fois en se tournant vers l'équipage.

- Ouais !!! ont-ils tous répondu.

   Je me sentais porté par toutes ces voix, unies vers le même but, et c'est rempli de courage et légèrement euphorique que je sonnai le branle-bas de combat. Je vis chacun des hommes de mon équipage s'activer comme une machine bien rodée.

   Environ une deux heures plus tard, grâce au vent, le navire arriva sur L'érable.  Je sentis un instant la peur me tordre les entrailles mais je me repris vite. Nous nous collâmes contre le flanc du navire. Comme notre bateau était assez bas, les canons ennemis ne trouaient que nos voiles tandis que nous pouvions lui déchirer sa coque. On eut peine à entendre les sifflements des grappins qui fendaient l'air pour mordre le bastingage du bateau ennemi. Le bruit des canons qui fracassaient le bois, le faisant gémir de douleur, était fort. Je m'élançai le premier sur le pont de ce navire, orgueil de la marine anglaise. Tout mon équipage me suivait. Un premier homme se dressa devant moi. Je lui plantai mon sabre dans le corps. Ses yeux s'écarquillèrent sous l'effet de la surprise et de la douleur. Il tomba raide mort à mes pieds. Je l'enjambai. Plusieurs autres marins subirent le même sort mais l'un d'eux réussit tout de même à me blesser au bras. Je cherchais le capitaine, mais dans cette cohue, il n'était pas facile à apercevoir.

   Le pont était jonché de cadavres, mais la majorité d'entre eux étaient des Anglais, facilement reconnaissables à leurs vêtements plutôt blancs. Je poursuivais ma recherche. Un officier me barra la route. Je lui donnai un coup de sabre. Il l'esquiva et tenta de m'éventrer. Je reculai et me fendît en avant. Il ne vit pas le coup venir et ma lame pénétra dans son ventre pour en ressortir dans son dos. Je repoussai son corps d'un coup de pied.

   Soudain je l'aperçus. Le capitaine du vaisseau ennemi se tenait près du grand mât. Je ne voyais que son dos mais à sa manière de se tenir, on devinait sans peine un homme énergique qui savait se faire obéir de ses hommes. Je m'avançai vers lui le plus silencieusement possible, ce qui était assez aisé au milieu des combats.

   Alors que je pouvais presque le toucher, je butai sur un cadavre et ne pus retenir un juron retentissant. Le capitaine l'entendit et, d'un bond, se retourna. L'homme était affreusement laid, mais je n'y prêtai pas attention, occupé à surveiller le sabre qu'il tendait devant lui. Il s'avança d'une démarche chaloupée. Tout d'un coup, il se jeta sur moi. Le combat avait commencé. C'était un escrimeur redoutable. Feinte. Parade. Riposte. Attaque. Feinte à nouveau. Retraite. Nous étions de force égale et le combat s'éternisait. Tentant le tout pour le tout, je tentai un mouvement compliqué que seuls les plus grands escrimeurs maîtrisent. Le capitaine fut surpris et déséquilibré. Il lâcha son fer qui tomba à terre avec grand fracas.

   Presque aussitôt, les combats s'arrêtèrent sur tout le navire. Je me tenais là, haletant,  mon sabre appuyé contre le torse de mon adversaire. Un mince filet de sang coulait sur sa chemise. Je m'apprêtais à lui donner le coup de grâce quand un cri puissant retentit :

- JACK ! A table tout de suite !

   Je secouai la tête, regardant autour de moi. Personne ne pouvait avoir poussé un tel cri. Après mon inspection, je tournai la tête vers ma victime, bien décidé à en finir avec elle. C'est alors que le cri retentit de nouveau.

- JACK !!! Si tu ne viens pas à table tout de suite, je balance par-dessus la fenêtre ta console et ton stupide jeu de Pirat'Attak !

Clervie QUELVEN


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